mardi 21 janvier 2014

LE "PRENDRE SOIN… "

J'ai reçu par mail  la présentation de la formation organisée les 19-20 et 21 mars prochain par l'association Pikler à l'École Rockefeller de Lyon, ayant pour thème :

« Le "prendre soin". 
Connaître et comprendre le développement de l'enfant selon l'approche Piklérienne ».





Je vous la copie-colle et je vous joins le bulletin d'inscription. Oui ça coûte un bras mais vous pouvez peut-être vous la faire financer. Cette formation s'adresse à tous les professionnels de la petite enfance, pas seulement aux assistantes maternelles. Alors toi l'ami qui travaille en structure, c'est le moment de réclamer une formation ! 


Connaître et comprendre le développement de l’enfant selon l'approche piklerienne

Problématique

La situation de dépendance du tout jeune enfant pour la satisfaction de ses besoins vitaux, nécessite qu’il reçoive des soins de la part de son entourage.

La qualité de ce « prendre soin » va influencer la façon dont il se perçoit et se construit.

Emmi Pikler, pédiatre hongroise du 20ème siècle, mettait en évidence que, bien que dépendant, le petit enfant, dès son plus jeune âge, n’est pas pour autant impuissant : il peut contribuer activement à son propre développement si l’on sait reconnaître et prendre en compte ses capacités et compétences- souvent insoupçonnées –évoluant au fur et à mesure de sa maturation. 

Elle a conçu une pédagogie originale de la prime enfance.

Quel environnement mettre à sa disposition, quelles attitudes des adultes pour un « prendre soin » favorisant l’apparition et le développement de ces potentialités, permettant à chaque enfant d’advenir comme sujet ?

Contenu

- Le développement selon l’approche piklérienne : un nouveau regard sur l’enfant et ses processus d’apprentissage

o Les travaux d’Emmi Pikler sur le développement moteur et la mise en évidence de la capacité de l’enfant à réaliser, à son rythme et de lui-même, ses propres acquisitions. 

L’importance de la maturation et de l’exercice propre dans le processus d’apprentissage, le développement du sentiment de compétence. Notion de motricité libre et d’autonomie.

o Bien avant de savoir parler, le bébé communique déjà : à travers ses manifestations corporelles et émotionnelles, il exprime ses besoins, réagit aux propositions qui lui sont faites pour les satisfaire et donne des indications sur ce qui lui convient.

Rencontrant des adultes attentifs et prenant en compte ses manifestations, le petit enfant peut devenir un partenaire, sujet (et non objet) de soin.

o Le bébé est doté, dès sa naissance, d’une force vitale qui le pousse à la conquête de lui-même et du monde. C’est la qualité et la solidité des relations qu’il noue avec son entourage qui en sont le sous-bassement fondamental et fondateur.

o C’est avec l’appui des ces adultes qu’il va apprendre à en canaliser et orienter l’impulsivité, pour cheminer vers la socialisation et son humanisation.



Le « prendre soin » au quotidien :

o Donner du temps et de l’espace à l’enfant pour exprimer, se saisir et développer ses capacités, dans le temps de jeux et de vie quotidienne (aménagement de l’espace, mise à disposition de matériel et jouets, attitudes et gestes des adultes)

o Être attentif aux expressions de l’enfant pour chercher à s’accorder » avec lui et lui donner la possibilité de faire des choix pour lui-même d’utiliser ses propres capacités d’agir physiquement et psychiquement (ajustement et évolutions des propositions du matériel, de l’installation au cours des temps de jeux, de

o Dans un lieu d’accueil collectif, comment prendre en compte ces connaissances dans nos pratiques professionnelles :

· Besoin d’attachement, de repères : quelle sécurité effective en l’absence de ses parents mais en restant liés à eux ?

· Le temps des « soins corporels » (repas – toilette change – habillage …), une occasion privilégiée de rencontre individualisée, propice au développement d’une activité commune partagée


- Comment, en collectivité, prendre en compte la singularité de chaque enfant, lui assurer sa place dans le groupe et le connaître suffisamment (ses goûts, ses micro-rythmes ses expressions corporelles, émotionnelles…) pour qu’il se sente reconnu, entendu , pris en considération et en apprenne aussi « un vivre ensemble » avec les autres : organisation du travail des professionnels, projets d’équipe, d’outils, temps de partage, soutien pour un « prendre soin » de qualité pour les enfants, les parents, les professionnels et leurs relations ?

Le travail s'articulera autour d'apports théoriques et cliniques illustrés par des séquences de films, et d'échanges interactifs à partir de situations concrètes apportées par les participants.


Intervenants : Isabelle Deligne, médecin en crèche et PMI

Durée : 3 jours - de 9h30 à 17h30, soit 18 heures

Dates et lieu : 19-20-21 mars 2014
Ecole Rockefeller EIAS 
4 avenue Rockefeller 
69373 Lyon Cedex 08

Tarif : 495 € 





vendredi 10 janvier 2014

Nouvelle année, nouvelle activité !

C'est avec un titre un peu mensonger que je viens vous présenter mon premier article de 2014 ! 

L'année est bien nouvelle, certes (enfin il était quand même temps que je me décide à écrire), mais l'activité l'est un peu moins puisque je vais seulement vous proposer une variante d'une activité dans le style "Montessori" que j'ai déjà proposée sur ce blog.

A l'époque, il s'agissait de transvaser des haricots d'un bol à un autre (ça se passait là). 

Dans la version 2014, j'ai changé tous les ustensiles. L'idée m'est venue en faisant mes courses dans une supérette, en voyant les assiettes à escargots en promo pendant la période des fêtes ! J'ai alors pensé que ces petites alvéoles seraient parfaites pour recevoir nos fèves qui depuis quelques temps ont remplacé les haricots dans nos activités de transvasement. Tant qu'à faire j'ai aussi remplacé les cuillères à soupe par une cuillère à melon, pour changer un peu mais surtout pour éviter de faire l'amalgame avec les cuillères dont on se sert pour le repas et donc pour éviter les envies de porter les fèves à la bouche. 




La règle du "jeu" est de ce fait un peu modifiée : il faut maintenant que les petits trolls, prennent une fève à la fois à l'aide de la cuillère et qu'ils remplissent tous les petits creux (je ne laisse à disposition que la douzaine de fèves nécessaire). Je ne suis plus aussi "stricte" qu'avant sur le respect des consignes. Souvent j'observe les enfants qui inventent leurs propres règles qui sont tout aussi intéressantes que les miennes. Mon côté "Piklerien" qui laisse l'enfant aller jusqu'au bout de son propre projet prend le dessus sur mon côté "Montessorien" qui demanderait normalement un peu plus de rigueur. 

La grande nouveauté quand même par rapport au premier article sur le sujet, c'est que je laisse les activités à demeure sur les étagères en libre accès alors que cela me semblait impossible avant. Il faut dire qu'en ce moment je n'ai pas de Razmokets !  J'ai simplement remplacé les plateaux de présentation par des boites à couverts plus profondes. Ainsi les éléments se renversent moins lorsque les enfants vont les chercher ou les ramènent sur l'étagère. 

Alors bien sûr, j'ai pris une assiette à escargots, mais si vous êtes amateurs d'huîtres, une assiette à huîtres fait tout aussi bien l'affaire (ce qui ne veut pas dire que j'aime les escargots, j'ai une sainte horreur de ça... mais j'ai aussi une sainte horreur des huîtres). On peut aussi se servir de bacs à glaçons (bon, je ne crache pas sur l'apéro par contre). J'ai préféré l'assiette parce que j'ai trouvé la matière plus intéressante pour la manipulation  et l'objet en lui même, plus esthétique. 

Pour finir, et bien je voulais aussi par ce billet souhaiter une très bonne année à tous mes lecteurs ! Que 2014 soit à la hauteur de vos espérances ! 

Meilleurs Voeux !