lundi 27 mai 2013

La fête des mères à Deauville

Comme chaque année, c'est après la fête que je viens, ami lecteur, te présenter nos cadeaux de fête des mamans cuvée 2013. Comme chaque année ça va te faire une belle jambe puisque la fête est finie et que tu t'es débrouillé tout seul pour trouver des idées. 

Sauf que cette année, ami lecteur, tu peux te réjouir parce que nos idées fête des mères, tu vas pouvoir les recycler pour la fête des pères ! Et oui ! Exit le rose, les petites fleurs et autres motifs typiquement féminins (il paraîtrait que ça ne se fait pas encore trop d'offrir des fleurs à un monsieur). Cette année, nos cadeaux de fêtes des mères sont unisexes ! Même que j'aurais pu appeler ça "la fête des parents" ! Même d'ailleurs, que ça s'appelle déjà comme cela dans certaines écoles et que ce n'est pas plus mal ! 

Mais revenons à nos cadeaux. Le thème de cette année : Deauville et les cabines de plage.

On a travaillé avec des bâtonnets de glace en bois. Rassurez-vous, au grand dam de ma fille, nous ne nous sommes pas bâffrés d'esquimaux glacés. Ça se trouve en sachet, dans les grandes surfaces ou les magasins de loisirs créatifs. Le travail des enfants a été adapté aux possibilités de chacun. 

Pour le plus petit, il s'agissait de sa première séance de peinture. Je l'ai d'abord laissé découvrir cette matière, il a "patouillé" quelques minutes, puis nous avons pris l'empreinte de son pied. La bouée est un anneau de polystyrène que j'ai acheté quelques centimes en boutique.


Les plus grands ont beaucoup plus travaillé. Ils ont peint les bâtonnets un par un, ainsi que les morceaux de cartons récupérés pour réaliser le toit de la cabane et la bouée. Après séchage, ils ont collé les bâtonnets. Et pour que ce soit aussi un travail "intellectuel" je leur ai demandé d'intercaler un bâtonnet brut entre chaque bâtonnet peint. Ça vous semble facile, mais à trois ans, ça demande beaucoup de concentration. 





Pour mon apprentie troll, j'ai simplifié le travail parce qu'elle est un peu jeune pour lui prendre la tête avec un algorithme. J'ai collé les bâtonnets ensemble et elle a peint tout en même temps. 



Nous avons monté nos cabanes. Les enfants ont tout collé eux-mêmes, sauf la ficelle autour des bouées parce que pour tout vous dire je ne savais même pas moi-même comme on allait faire et j'ai improvisé ! Nous avons mis une petite photo à l'intérieur de la bouée et nous voila partis au bord de l'océan ! Si ça pouvait faire venir le soleil...





mardi 21 mai 2013

Soirée Pikler à Lyon : L'enfant dans sa 3ème année

La prochaine soirée débat du groupe lyonnais de l'association Pikler loczy-France se déroulera le :

20 juin 2013
au collège Gilbert Dru
42 rue Jeanne Hachette Lyon 03
à 19 h 30 (ouverture des portes 19 h)

Elle aura pour thème l'enfant dans sa 3ème année. Elle sera animée par Sylvie Lavergne, psychomotricienne, auteur de l'article sur la position assise dans le dernier numéro de L'Assmat.. 

Il n'y a pas d'inscription préalable. Elle est ouverte à tous. Je vous conseille d'arriver tôt sous peine de passer la soirée debout au fond de la salle.  


samedi 11 mai 2013

Une vraie vie de nounou

Un petit conseil de lecture pour le weekend ou pour plus tard. Je viens de lire presque d'une seule traite le livre de Françoise Näser (le ä se prononce ai , qu'elle dit dans son blog, pour ceux qui n'ont pas fait allemand en 1ère langue) :


Je ne connaissais pas du tout. Je semble avoir un wagon de retard. En effet, de nombreuses collègues ont déjà eu connaissance de cet ouvrage puisque son auteur collabore régulièrement à Assistante Maternelle Magazine. C'est vraiment par hasard que je suis tombée dessus en arpentant les allées d'un grand libraire pendant que ma fille dévalisait le rayon "Annales du Bac". 

J'ai failli ne pas le prendre car en le feuilletant je l'avais trouvé un peu brouillon. Ça partait dans tous les sens et du coup je ne voyais pas trop où tout cela voulait en venir.

Finalement, j'ai craqué et je ne le regrette pas. 

Le titre n'est pas mensonger. Il présente vraiment "une vraie vie de nounou" dans tous les aspects de la demande d'agrément à la retraite ou presque, du quotidien à la paperasse. Ce n'est pas du tout rébarbatif. Ce sont des témoignages parfois personnels, toujours réels décrits avec humour mais qui dépeignent bien la complexité des situations dans lesquelles une assistante maternelle peut se retrouver. 

Le livre intéressera toutes les nounous en exercice car elles se retrouveront obligatoirement dans une ou plusieurs situations, tous les parents employeurs ou futurs employeurs qui peuvent découvrir ainsi les coulisses de ce métier, mais aussi les postulants à la profession qui pourront tester la qualité de leur motivation ! Ils pourront même y trouver quelques conseils pour remplir le fameux papier de demande d'agrément.

C'est un ouvrage très complet. Dans les premières pages, on peut lire quelques portraits de nounous très réussis (on peut peut-être lui reprocher de n'avoir présenté que des "bonnes nounous" et d'avoir fait l'impasse sur les moutons noirs, mais d'un autre côté c'est vrai que comme elle le suggère, les médias eux ne présentent souvent que ces derniers). Le lecteur pourra ainsi s'amuser à trouver à quel portrait il correspond ou à quel portrait correspond sa nounou. 

Mine de rien, l'auteur dissémine dans tout l'ouvrage quelques petits conseils qui sont bons à suivre comme par exemple son système de petit carnet avec les photos et les coordonnées des enfants qu'elle accueille, qu'elle emmène avec elle lors des promenades au cas où un gros problème lui arriverait. Je n'y avais jamais pensé  et je me dis maintenant que j'ai été bien négligente de ne pas le faire.

J'ai apprécié ce qu'elle dit sur le bricolage et je ne peux m'empêcher de recopier un petit paragraphe tant il correspond à ce que je pense également : 

" La production d'objet à offrir aux parents, souvent magnifiques et dont nous sommes si fiers, est de l'ordre du cadeau entre adultes, et à ce titre très utile pour créer du lien, mais n'entre pas dans le cadre de l'éveil. Une activité d'éveil n'a pas pour but de produire quelque chose si ce n'est du plaisir" 

J'ai beaucoup apprécié aussi le terme d'accueillants éducatifs familiaux qu'elle emploie en toute fin d'ouvrage.

Bref, je vous le conseille vivement. Si vous ne le trouvez pas chez votre libraire, je l'ai intégré à la boutique : 


Si vous voulez connaître un peu plus cette assistante maternelle, vous pouvez aussi visiter son blog : 


Vous pouvez aussi rejoindre sa page Facebook :


Et si vous voulez l'entendre parler, vous pouvez vous rendre sur le site de l'éditeur qui propose une petite vidéo de présentation : 








mardi 7 mai 2013

Pikler vs Montessori : le match des vidéos cute !

En guise de petite récréation aujourd'hui, je vais vous présenter deux vidéos qui résument assez bien les univers de Pikler et de Montessori. Parce que les mots c'est bien, mais les images parfois ça explique encore mieux ! 

Toutes les deux sont très mignonnes. La première résume l'atmosphère piklerienne et les personnes qui me suivent depuis longtemps la connaissent déjà. Elle a longtemps traîné sur le site principal et sur le forum. La deuxième présentant la pédagogie Montessori, je viens de la découvrir grâce à un lien trouvé sur Twitter. 

On pourra y noter de grandes similitudes dans l'ambiance, dans les jeux et jouets utilisés, dans la douceur qui s'en dégage. On voit poindre aussi quelques différences comme par exemple l'utilisation du mobile. 

Chez Pikler on évite de mettre un bébé directement sous un mobile (aussi joli soit-il) parce qu'on estime que si le tout petit en a marre d'avoir cette chose devant les yeux, il ne pourra faire autrement que de manifester son mécontentement ou son énervement en pleurant pour appeler l'adulte à la rescousse. Ne sachant pas encore se déplacer, il sera obligé de subir ce mobile qu'on lui impose alors qu'il n'en a pas forcément envie. On préférera alors attendre qu'il sache se déplacer pour pouvoir s'en libérer lui-même ou bien si on y tient vraiment, on  positionnera cet objet à côté du bébé pour qu'il le voit en tournant la tête seulement  si il le désire. Ça ne nous empêchera pas toutefois de nous en servir pour la décoration de l'espace de jeu à condition qu'il ne soit pas sous le nez de l'enfant. 

De même on ne mettra pas non plus l'enfant sous un portique comme cela semble être le cas avec la séquence de l'anneau dans la vidéo Montessori. Les raisons invoquées pour le mobile sont valables aussi pour le portique mais surtout ça limite beaucoup le jeu de l'enfant. En effet, avec le portique l'enfant ne peut qu'essayer d'attraper l'anneau. Cette opération va tout d'abord être difficile, l'anneau va se dérober de nombreuses fois avant que le bébé arrive enfin à l'attraper et quand il va enfin y arriver, il ne pourra rien faire avec. Le fait que l'anneau soit accroché à un portique prive le bébé de choses très importantes pour son évolution : porter l'objet à sa bouche pour le découvrir et le passer d'une main à l'autre pour entraîner sa dextérité, juger de son poids, de sa matière, du bruit qu'il fait quand il tape par terre avec.... Chez Pikler, on préférera donc poser l'anneau au sol à côté du bébé et attendre qu'il le saisisse lui-même, par pur hasard dans un premier temps puis consciemment pour l'explorer sous toutes ses coutures. 

Mais je parle, je parle, dans le vide très certainement car la majorité d'entre vous a déjà cliqué sur l'une des vidéos sans passer par l'étape blabla ! Allez, regardez, c'est cadeau ! 

Pikler




Montessori



jeudi 2 mai 2013

Mini revue de presse du mois de mai, avec de la motricité libre dedans !

Mais que se passe-t-il ? La motricité libre deviendrait-elle à la mode ? Vais-je bientôt être obligée de changer de dada si je veux continuer à me démarquer de mes collègues de travail ? Ça se pourrait bien si j'en crois l'engouement qu'elle provoque ce mois-ci dans la presse spécialisée. 

N'exagérons rien, je ne vais vous parler que de deux magazines. Mais quand même, la simultanéité des deux articles que je vais vous présenter est un signe qui ne trompe pas. La prise de conscience n'est pas loin et c'est tant mieux ! 

On va parler acquisition de la marche d'abord avec un article du magazine Parents, dans lequel on vous détaillera les mécanismes de la marche et où vous apprendrez, si ce n'est pas encore acquis, que l'enfant n'a pas besoin de l'intervention de l'adulte pour apprendre à marcher. L'article est basé sur les écrits de Michèle Forestier une kinésithérapeute auteur du livre "De la naissance aux premiers pas" que je suis en train de lire d'ailleurs, et dont je vous reparlerai très bientôt. 

On va s'intéresser à la position assise ensuite, dans le magazine L'assmat qui vous explique lui dans le détail "pourquoi il ne faut pas asseoir les bébés". C'est un article très complet dans lequel on vous démontre ce qui se passe si vous mettez vous-même le bébé en position assise alors qu'il ne sait pas encore le faire de lui-même. Et attention, attention, cerise sur le gâteau, cherish on the cake.... l'article est rédigé par Sylvie Lavergne herself, la psychomotricienne qui m'a initiée à la motricité libre et que vous pourrez retrouver amis lyonnais à la prochaine réunion du groupe Pikler le 20 juin prochain pour une soirée débat sur le thème de l'enfant dans sa 3ème année. 

En attendant, précipitez-vous donc dans votre maison de la presse préférée pour demander ces deux magazines.