mercredi 29 février 2012

Les paires de chaussettes

Je vais désormais rarement voir ce qui se passe sur le forum du site (pas le temps !). Mais ce week end, je suis retombée par hasard sur un vieux post de Yelena (que je remercie au passage) qui présentait une activité de tri de couleurs. 

Je pense qu'elle avait du piocher l'activité ici :


(Si toutefois, je n'ai pas retrouvé l'auteur initial, qu'il m'en excuse et qu'il se manifeste si il passe par là)

L'idée de base : imprimer en deux exemplaires cette image et jouer !


Alors jouer comment me direz-vous ? Et bien comme on veut ! On peut découper ça en petites cartes et en faire un mémory tout simple. On peut ne découper qu'une seule des planches et en faire un puzzle.... 

Ici, j'ai découpé toutes les chaussettes ; j'ai improvisé un étendoir et j'ai proposé aux enfants d'accrocher les chaussettes par paires avec nos mini pinces à linge, en triant les couleurs. 





Prochaine étape : bricoler un truc qui ressemble un peu plus à un étendoir ! 

Un jour, je vous parlerai de mes vraies chaussettes célibataires que je n'ai finalement pas eu besoin d'inscrire sur Meetic grâce à l'aide de mes trolls. Un jour....


vendredi 24 février 2012

Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne

On en a causé sur un précédent billet. Ça se passait là : Nous c'est Blop. J'avais brièvement présenté la fête du livre jeunesse de Villeurbanne. Vous permettez que j'en remette une petite couche en vous présentant la manifestation à l'aide du pitch officiel. Franchement, Amis lyonnais et villeurbannais  je crois que ça vaut le déplacement  ! 



"Couleurs"

La fête aura lieu du mercredi 28 mars au dimanche 1er avril 2012, à la Maison du Livre de l’Image et du Son (MLIS), au Centre Culturel et de la vie Associative (CCVA) et à la salle Raphaël de Barros.

L'invité d'honneur en sera Hervé Tullet, pépite de la création numérique au dernier salon du livre de Montreuil.

Certains spectacles, rencontres et une exposition investiront également la Médiathèque du Rize et/ou la Médiathèque du Tonkin.

La Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne, par le choix du thème « couleurs » a choisi d’inviter une soixantaine d’auteurs et d’illustrateurs pour expliquer aux enfants le goût de la diversité et leur donner les repères nécessaires pour acquérir un culture de l’ouverture et du respect des différences qu’elles soient artistiques ou humaines.

Comme chaque année, la fête se déclinera sous forme de spectacles, d’expositions, de rencontres, de débats, d’ateliers, d’animations ou de projets en amont en milieu scolaire, hospitalier ou pénitentiaire.

La journée professionnelle, rythmées par de nombreux débats, animations et rencontres, aura lieu le vendredi 30 mars et traitera notamment des enjeux du numérique dans le devenir de la littérature jeunesse.

Plus de renseignements et visuels disponibles au 04 72 65 00 04 ou sur fdlj.communication@mairie-villeurbanne.fr 

mercredi 22 février 2012

On a mangé un palmier !!! Si !!

Bon, ce petit post ne va pas être une découverte pour les lecteurs qui me suivent depuis Facebook. Il y a une petite quinzaine, une photo similaire a fait le tour des murs avec des "Oh" et des "Ah" d'admiration dans tous les commentaires. C'est vrai que c'était chouette et que, illico presto, j'ai voulu testé ici. 

Je vous explique en gros la situation. Parmi la colonie de trolls que j'accueille, il y a une petite crapule qui a décidé qu'il ne mangerait aucun fruit cru !!! Il veut bien tremper les lèvres dans une compote (de pommes exclusivement), à condition qu'elle soit aussi lisse et douce que les fesses d'un bébé. Je cherche donc des idées de goûters qui me permettent de lui faire accepter l'idée qu'un fruit, ça peut être autre chose que de la  pomme cuite !! 

Je me suis donc lancée dans l'art culinaire en proposant ce goûter original :


C'est joli non ? C'est simple (1 banane, 1 kiwi ; dans la version de base il y avait aussi de la mandarine), il suffisait d'y penser !! Merci Mr Facebook. Pour rajouter du "fun" à l'opération, j'ai déposé l'assiette au centre de la table et distribué des mini-fourchettes à cocktail à chacun des enfants pour qu'ils picorent le paysage tous ensemble (oui d'accord il est bon d'éviter de faire ça le jour où de charmantes chandelles ornent les nez des participants afin qu'ils n'échangent pas trop leurs miasmes !!).

Si ça a fonctionné sur mon petit récalcitrant ? Euh... et bien non pas vraiment pour dire la vérité, mais je ne vais pas m'avouer vaincue si vite. Je renouvellerai l'opération en améliorant la chose. Je pourrai par exemple remplacer les bananes de la plage par de la compote (puisque ça, il accepte) ou bien des céréales.... Je pourrai aussi les laisser préparer eux-mêmes ce goûter ; ça me semble tout à fait dans leurs capacités. M'est d'avis aussi qu'en me procurant ce genre d'ustensile, ça rendrait la chose encore plus ludique (après reste à savoir si on doit vraiment mélanger le jeu et l'alimentation.... vaste question pas si simple que ça !!)





Et puis, l'opération n'a pas été un échec total puisque si le petit n'a pas voulu participer, ma grande gigue de fille qui, elle non plus n'aime pas les fruits, s'est laissé prendre au jeu de la dégustation du paysage à la mini-fourchette !! Une réussite quand même donc !!!



lundi 20 février 2012

26ème salon-rencontres de l'alter-écologie Primevère à Eurexpo


Les 24, 25 et 26 février 2012 à Lyon/Chassieu, se déroulera le 26ème salon-rencontres de l'alter-écologie sur le thème "Le temps de l'écologie".



A priori, pas grand chose à voir avec ce qui nous préoccupe sur ce blog sauf que parmi les exposants vous retrouverez l'association Pikler qui proposera plusieurs temps forts avec notamment une conférence d'1h30 le vendredi 24 à 15 h : "Du temps pour jouer et pour apprendre, dès tout petit" par Miriam Rasse, directrice de l'association Pikler Loczy-France



Présentation :

"Dans notre société pressée et inquiète, habitée par une culture du résultat et de la performance, la sur-stimulation et les apprentissages précoces sont encore souvent de mise et privent l’enfant de la découverte et de l’appropriation de ses propres potentialités. Pourtant, la pédiatre hongroise Emmi Pikler mettait déjà en évidence au cours du siècle précédent la capacité du petit enfant à réaliser par lui-même ses acquisitions motrices sans nécessiter d’enseignement de la part de son entourage, s’il peut disposer d’un espace suffisant pour exercer ses mouvements, à son rythme. Miriam Rasse, directrice de l’association Pikler Loczy-France, démontre que c’est à travers son activité, en touchant, manipulant, expérimentant que l’enfant apprend et construit ses savoirs : il apprend à apprendre et construit son intelligence... à condition que l’on lui en donne le temps."
Contacts : Association Pikler Loczy-France, 20 rue de Dantzig, 75015 Paris, 01 53 68 93 50, www.pikler.fr 



L'association propose aussi aux parents de se retrouver sur des ateliers d'observation "Pikler" le samedi 25 et le dimanche 26 à 10 h 30 dans l'espace parents-enfants.

Présentation :

"Le bébé, laissé libre de ses mouvements, dans un environnement adapté, avec des objets choisis pour lui, se développe à son rythme et, fait des expériences riches et variées qui soutiennent son épanouissement. C’est ce qu’Emmi Pikler, pédiatre hongroise, nous a transmis. Des membres de l’Association Pikler Loczy-France proposent aux parents d’en faire l’expérience au cours de cet atelier : Un temps pour regarder ensemble les bébés jouer et pour se laisser surprendre par leurs capacités. Un temps pour échanger sur la manière dont chaque enfant explore tranquillement le monde qui l'entoure."



Attention réservation obligatoire au 04 74 72 89 90

Pour découvrir le salon et les autres exposants rendez-vous sur le site de la manifestation : 

vendredi 17 février 2012

Je joue, donc je pense ! Les enjeux du jeu dans la construction de la pensée


Revenue d’outre-tombe ou presque (petit voyage que je dois à une sympathique grippette) je suis enfin en mesure, après un léger retard, de vous proposer mon compte rendu sur la réunion Pikler qui a eu lieu le 8 février 2012 à Lyon au Collège Gilbert Dru. Cette soirée ouverte à tous les professionnels de la petite enfance, ainsi qu’aux parents, avait pour thème : JE JOUE, DONC JE PENSE ! Les enjeux du jeu dans la construction de la pensée. 

Elle était animée par Jean Robert Appel, éducateur de jeunes enfants et formateur à l’association Pikler, et s’est déroulée en 2 temps. Tout d’abord, nous avons visionné une vidéo dans laquelle nous avons pu observer des enfants dans leur première année en activité libre, puis un débat a suivi durant lequel l’animateur a approfondi le sujet et nous a donné la parole.

Les lyonnais avaient répondu présents cette fois-ci contrairement à la précédente soirée spéciale « assistantes maternelles ». La salle, sans être pleine comme un œuf, comme ce fut parfois le cas pour d’autres réunions, était toutefois abondamment remplie par un public varié puisque lors des discussions, nous avons pu entendre aussi bien du personnel de crèches, que des assistantes maternelles ou des parents.  

Jean Robert Appel a commencé par se présenter. Je ne le connaissais pas. C’est la première fois que j’assistais à une de ses conférences et je ne regrette pas le déplacement. C’est un homme qui travaille sur Angers à mi-temps pour une association de 10 structures d’accueil dans laquelle il est coordinateur pédagogique, et à mi-temps pour la formation continue. Autant dire qu’il maîtrise son sujet. J’ai beaucoup aimé sa façon de mener les débats, sachant mixer à la fois la simplicité et le « jargon professionnel » afin que chacun trouve son bonheur dans ses propos.

Il nous a fait une brève présentation d’Emmi Pikler insistant sur le fait que l’on cite souvent, pour parler de son approche de l’éducation, de « Loczy » du nom de la rue où  était installée depuis 60 ans la pouponnière qu’elle a dirigée (elle a fermé au printemps dernier) en oubliant de parler de la pédiatre elle-même. Il a ainsi rappelé qu’au départ, elle a travaillé avec les parents et a résumé succinctement son travail en nous livrant les deux grandes idées fondamentales :

-         la liberté de mouvement ;
-      l’importance de la relation établie entre l’enfant et l’adulte qui s’en occupe, basée sur la qualité des soins.

Avant de passer au sujet du jour, il nous a rappelé que les recherches faites à Loczy, ont toujours été réalisées en s’adaptant à la vie des enfants et n’ont donc jamais été envahissantes et dérangeantes pour les bébés « étudiés ».

Le sujet du film d’une demi-heure que nous avons visionné, traitait de la question du jeu et de la construction de la pensée à travers le jeu. Par l’observation des bébés, il nous donne des pistes pour savoir quoi proposer aux enfants en prenant en compte cette dimension. Jean Robert Appel nous fait remarquer qu’on peut se demander si l’on doit écrire « jeu » ou « je » tellement les deux notions sont entrelacées.

Pour bien cerner le sujet, il est important de garder en mémoire que la naissance est toujours un bouleversement, un changement de monde. A la naissance un bébé est toujours « prématuré » du point de vue de l’espèce humaine. Il n’est pas terminé. Il est immature (contrairement au bébé singe par exemple). Il n’est pas humanisé (ne fait pas partie de la société), est dépendant de l’adulte et n’a pas conscience de lui-même. On peut citer Winnicott qui disait que « le bébé n’existe pas sans les bras qui le portent ». Pour se construire, il a besoin d’un environnement relationnel et a besoin d’être actif. C’est ce que nous avons pu observer dans la vidéo qui avait pour titre Jeu Action Penser, 1ère année de la vie. Nous avons pu voir des bébés installés au sol avec leurs jeux ( hochets très simples, tissus, bassines, seaux, petits coussins) dans une ambiance sereine, calme, chaque geste de l’enfant nous étant expliqué afin que nous puissions comprendre ce que celui-ci met en œuvre pendant son activité (mise en place de la sensibilité proprioceptive) et ce que cela pourra lui apporter pour l’avenir. Nous avons pu voir notamment dans le détail comment l’enfant apprend à connaître sa main et à s’en servir.  Plutôt que de nous donner une liste de jeux et jouets que l’on peut donner aux enfants, cette vidéo comme toutes celles proposées par l’association nous apprend l’importance de l’observation pour accompagner l’enfant dans son développement, tout en sachant garder une certaine distance pour conserver un lien d’émerveillement. Observer doit être un plaisir et il faut s’ôter de la tête que l’on ne fait rien quand on observe. On est en fait dans une relation avec l’enfant. L’enfant ne peut pas jouer seul mais cela ne veut pas dire qu’il faut jouer avec lui. On doit être présent autour du jeu de l’enfant. L’adulte est un étayage. Il est à noté une corrélation entre l’activité autonome du bébé et la qualité des soins qu’il reçoit. Nous pouvons d’ailleurs noter qu’un enfant très carencé ne joue pas.

La présence de l’adulte étant très importante, il faut en tenir compte dans l’aménagement de l’espace qui est fondamental pour préserver le jeu de l’enfant. Le bébé doit avoir un lien avec les adultes, il ne doit pas y avoir de meubles qui ferment trop son espace. On doit permettre à l’enfant d’aller au bout de son activité sans être dérangé. Il faut faire en sorte de favoriser son activité mais sans intervention. C’est la construction du schéma corporel de l’enfant qui est en jeu. Jean Robert Appel, pour nous faire comprendre cette notion, nous a donné l’exemple très parlant de l’apprentissage de la conduite : quand on apprend à conduire, il n’y a que l’expérience et la prise en main du volant qui va nous permettre d’intégrer la voiture à notre schéma corporel : le fait que quelqu’un d’autre le fasse à notre place n’a aucun intérêt et ne nous est d’aucune aide. Pour le bébé qui joue c’est la même chose. On doit ainsi éviter de lui mettre le hochet dans les mains, ou de lui rapprocher un jeu qui se trouverait hors de portée. Souvent on ne peut pas s’empêcher car on y met nos propres représentations comme la peur de l’échec par exemple. Or, un enfant ne se met pas en échec lorsque cela vient de lui. Il n’y a que si il répond à une demande de l’adulte que l’échec peut intervenir, car pour nous le résultat est plus important que le processus. Or Du point de vue de son développement, le plus important c’est le processus qui importe plus que le résultat. D’autre part, on croit lui apporter de l’aide mais on lui enlève le plaisir de trouver la solution. Le résultat est bien sûr très important aussi puisqu’il viendra valider le processus mais les enjeux de son développement se jouent dans le processus. Il est donc parfois nécessaire de se freiner et l’observation peut nous aider à calmer nos angoisses. Il faut savoir le laisser vivre les difficultés en l’accompagnant.

Lors des explications qui ont suivi la vidéo, Jean Robert Appel nous a aussi permis d’aller plus loin dans l’observation en nous parlant des différentes formes d’attentions que l’on pouvait voir chez l’enfant en train de jouer. Cette attention peut revêtir 3 formes :

-         l’attention flottante
-         l’attention soutenue
-         l’attention concentrée

L’attention flottante est souvent celle dénigrée par les adultes. L’enfant papillonne. Il est disponible au monde. Dans l’attention soutenue, il s’arrête mais reste en lien avec le monde extérieur. Dans l’attention concentrée, il est corporellement, psychiquement, intellectuellement dans son activité du moment. Tout est mobilisé pour le jeu. Le monde extérieur n’existe plus. Les 3 formes sont importantes et un enfant qui va bien passe par ces 3 étapes.

On peut dire que l’enfant qui initie et va jusqu’au bout de son activité construit une bonne image de lui. L’estime de soi, c’est la conscience de soi donc la pensée de soi. Cela fait partie du processus d’individualisation qui va emmener l’enfant au « je ». Il faudra environ 3 ans pour qu’il puisse le faire. En jouant, l’enfant transforme ses capacités (ce que l’on a à la naissance) en compétences. Les enfants expérimentent, apprennent les structures, les notions, les formes…. En jouant, ils se construisent des représentations : ils travaillent les mathématiques ! L’expérience se fait par le corps avant de passer au psychique. Quand un enfant de 12 ans fait ses devoirs, il ne nous viendrait pas à l’idée de le déranger : de la même façon, nous ne devons pas déranger un bébé qui joue. Quand il joue, il met des choses au travail, il construit une pensée logique. Il apprend à apprendre. Intervenir dans le jeu, c’est intervenir dans le « je » de l’enfant.

Pour être complet, nous avons aussi parlé des jeux qui étaient à éviter ou dont on peut fort bien se passer. Dans la vidéo, nous avons principalement remarqué que, pour l’enfant, passer les objets d’une main à l’autre est un geste fondateur d’une importance capitale. Dans ces conditions, il ne faut pas longtemps pour s’apercevoir qu’un jeu comme le portique par exemple ne sera d’aucune utilité pour l’enfant puisqu’il ne permet pas ce mouvement. De la même façon, on évitera aussi tout ce qui coince l’enfant (le transat est ainsi à éviter). Le but recherché sera l’autorégulation des émotions par la liberté de mouvement. On évitera les jeux trop compliqués. D’eux-mêmes, les bébés vont vers la complexité. Ce sont les jouets simples qui fournissent le passage à la complexité. « C’est l’enfant qui est intelligent, pas le jouet ».

Pour les personnes qui s’interrogeraient sur l’âge auquel on peut proposer ces séances de jeux libres aux bébés, Jean Robert Appel nous indiquera que l’on peut poser un tout-petit sur un tapis pour qu’il joue à partir du moment où il est capable de regarder et  de joindre ses mains.

Petite notes personnelles pour finir : parmi les sujets traités, certains ont bien entendu plus particulièrement attiré mon attention. Ainsi je me suis ainsi aperçue que j’avais encore des progrès à faire puisque bien que formée sur le principe, je suis encore embarrassée lorsque j’entends qu’il ne faut pas intervenir même lorsque l’enfant est en difficulté. L’animateur a bien insisté sur le fait qu’il fallait dans ce cas, accompagner l’enfant par la parole mais ne pas intervenir physiquement. C’est ce que je fais d’ailleurs, sauf lorsque j’estime que l’enfant n’est plus dans ce que l’on pourrait appeler la difficulté mais dans  l’angoisse. Pourtant à bien y réfléchir, je suis sûre que bien souvent, ce que j’appelle angoisse serait jugé comme une simple difficulté par quelqu’un de plus aguerri et sans doute que dans certains cas, je me précipite trop tôt.

Lors des discussions il a été aussi demandé, si nous devions verbaliser pour l’enfant, les gestes, les émotions, les actions qu’il effectue. En gros, devons-nous lui parler de son jeu pendant qu’il joue. Pour Jean Robert Appel, les échanges avec l’enfant seront plutôt à réserver au moment des soins. Ils ne sont pas nécessaires lors du temps du jeu.

Autre piste qui me servira sans doute dans mes pratiques à venir, Jean Robert Appel a dit quelques mots sur la période d’adaptation qui pour lui, devrait plutôt se passer en présence des parents, afin que chacun puisse prendre ses marques. Instinctivement, je le sentais aussi comme cela puisque chez moi, le premier jour, les parents restent à mon domicile pendant l’adaptation mais c’est vrai que je pourrai renouveler l’expérience les jours suivants. C’est effectivement à étudier.

Voila pour mon petit compte rendu personnel. Sachez que normalement, un compte-rendu plus officiel devrait être publié par l’association dans la revue « les métiers de la petite enfance ». Pour les lyonnais sachez aussi que l’association Pikler sera présente au SalonPrimevère à Eurexpo les 24 25 et 26 février 2012 avec notamment une conférence de Miriam Rasse, directrice de l’association Pikler Loczy-France. On nous annonce aussi une journée d’études très intéressante pour le 31 mars 2012 dont le thème sera  LOCZY : DE LA POUPONNIERE A LA CRECHE (L'expérience de la crèche de l'Institut Pikler de Budapest, filmée par Bernard Martino). Cette journée d’études se déroulera aussi au Collège Gilbert Dru en présence de Bernard Martino.







lundi 13 février 2012

A chacun sa cage


En attendant le compte rendu de la dernière réunion Pikler qui viendra lorsque je serai totalement remise de la saleté de virus qui m’a clouée au lit pendant 3 jours (fait pas bon vieillir), je vous propose deux petites activités autour de la ligne droite, qui l'air de rien, devraient préparer les petites mains à l'écriture. 

Une activité piquage tout d’abord avec du matériel made in moi-même s’il vous plaît ! Pour la préparation j’ai eu besoin de papier Canson, d’images d’animaux que j’ai photocopiées, d’une perforatrice et de liens type lacets, rubans ou tout ce qui y ressemble. 

J’ai perforé mes feuilles de façon symétrique sur deux côtés, collé le dessin d’un animal sur chacune d’elle. Ensuite j’ai expliqué aux enfants qu’ils devaient construire une cage pour les animaux. J’vous fais pas un roman, je ne suis pas en état et les photos devraient suffire : 






C’est chouette non ? Un petit détail cependant : après le test en réel, je conseille de remplacer le papier Canson par du carton plus résistant : cela facilitera le travail des petites mains. 



Pour rester dans les cages et dans les lignes droites, nous avons aussi revisité l’histoire de la chèvre de Mr Seguin, avec un autre support cette fois, puisqu’il s’agissait de varier les plaisirs d’une séance « pâte à modeler ». A l’aide de cotons-tiges que j’avais décapités d’un côté, et d’un fond de pâte, nous avons construit une cage pour que la biquette ne se sauve pas et ne se fasse pas manger par le loup ! Ça a d’ailleurs un peu perturbé l’un des participants qui était tout étonné que l’on prenne tant de liberté avec l’histoire. Normalement la chèvre doit servir de petit déjeuner hein !! Ben la nôtre non. 



Bon, le loup finira par avoir gain de cause quand même !








dimanche 5 février 2012

Voici la recette !!!

Je vous avais déjà parlé de  l'Acte 2 Théâtre pour vous présenter  

Poucet "petit deviendra grand... ou pas"
spectacle mis en scène par  Élisabeth Diamantidis et Bruno Fontaine de la compagnie Les Locataires que vous pouvez encore voir jusqu'au 11 février.

A partir du 21 février c'est"La fée Mandoline" de la Compagnie Croc-sol qui va prendre le relais avec : 

Voici la recette, 
un spectacle "Pédago-Comestico-Musical" à partir de 3 ans, interprété par Virginie Lacour et Axl Mathot, qui mêle chansons et comédie et que vous pouvez découvrir en détail là : http://lafeemandoline.fr/Les-spectacles/voici-la-recette

Ca se passera donc à :

L'Acte 2 Théâtre


32 quai Arloing 69009 Lyon 9e Tél.: 04 78 83 21 71


Du 21 février au 24 février, Séances à 14h30 tous les jours.




Pour faire connaissance avec la fée Mandoline vous pouvez visiter son site : 


Compagnie CroC-SoL
Spectacles Tout Public et Jeune Public
Enseignement Artistique
06 87 45 31 24