jeudi 24 février 2011

Du nouveau à Montchat pour l'accueil des enfants : Les Marsupiaux

J'ai le plaisir de vous annoncer l'ouverture prochaine d'une micro crèche sur le cours du Dr Long dans le 3ème arrondissement de Lyon.

Une micro crèche, c'est un lieu d'accueil qui vous apportera les avantages d'une collectivité sans les inconvénients des grandes structures. Votre enfant évoluera au sein d'un petit groupe, dans un espace totalement adapté, encadré par des professionnelles. Prévue pour les parents aux horaires atypiques en priorité, cette petite collectivité peut cependant accueillir un petit groupe d'enfants sur des horaires classiques.

L'ouverture est prévue pour début avril, mi-avril au plus tard. Elle se situe au 114 cours du Dr Long, dans un bel appartement de 100 m2. Il reste quelques places disponibles.

Pour plus de renseignements, consultez le site internet :

Petite collectivité et cocooning


  Edit du 27 février 2011 pour les assistantes maternelles
La responsable des structures recherche des assistantes maternelles qui seraient intéressées pour faire des remplacements au sein des crèches en cas d'arrêts maladie ou de congés de la part du personnel en place. (Adresse mail sur le site pour tout renseignement).

mercredi 23 février 2011

Réunion Pikler du 17 février 2011 : l'enfant dans sa deuxième année


Ayé, ayé, il arrive le cr. Vous étiez pressés hein ? Dites pas non !! C’est google analytics qui vous a dénoncés !!

Je l'avais annoncé sur la page lyonnaise, voici donc mon petit compte-rendu de la dernière réunion du groupe lyonnais de l’association Pikler. Elle était présidée par Sylvie Lavergne (psychomotricienne). Elle portait sur l’enfant dans sa deuxième année, donc pour celles et ceux qui auraient du mal à situer ….entre 12 et 24 mois !

C’est dans une salle comble que Sylvie Lavergne a pris la parole. Je suis moi-même arrivée juste à temps pour prendre l’une des dernières places assises, les retardataires ayant du s’asseoir par terre ! La prochaine fois comme l’a dit Sylvie avec beaucoup d’humour, l’association louera la halle Tony Garnier !! Dans l’assistance (en grande majorité féminine mais pas que !) se trouvaient principalement des personnes venant de lieux d’accueil collectif de la région (petites et grandes structures) ainsi que quelques assistantes maternelles dont Mme Soraya Souilah, présidente d’AAMADEL, que j’ai revue avec grand plaisir.

La soirée s’est déroulée en trois temps :

1 Un exposé sur l’enfant dans sa deuxième année ;

2 Un document filmé présentant des enfants dans leur lieu d’accueil et nous montrant aussi bien le développement psychomoteur de l’enfant que des pistes pour l’aménagement des lieux

3 Un débat où des questions ont été posées par l’assistance.

Sylvie Lavergne nous a donc présenté cet enfant qui n’est plus un bébé mais pas tout à fait un grand. On parle ainsi de l’adolescence de la petite enfance. Il est en pleine explosion motrice (marche), se dépense beaucoup, se sert beaucoup de ses mains. Il prend plaisir à se débrouiller seul (moi tout seul !!!) et prend de plus en plus sa place dans un groupe. C’est le démarrage des rapports sociaux avec ses pairs. Quand on l’observe, on voit qu’« il fait la révision de ce qu’il sait pour l’utiliser au service de ses relations » avec les autres membres du groupe. Il est curieux, explorateur. Il veut tout, tout de suite et maintenant ! Il est égocentrique et c’est d’ailleurs ce qui lui permet de se connaître de mieux en mieux. S’approprier les choses lui permet de se construire. Il n’est pas encore mature et apprend à être autonome. Il est en plein développement des équilibres moteurs et psychiques. Il a du mal à maîtriser ses émotions (à cause de son égocentricité). « Un rien le fait chuter symboliquement et physiquement » Faire grandir toutes ses maîtrises prend du temps et de l’énergie.

Il a besoin de l’adulte. L’adulte est un refuge en qui il doit avoir confiance. Il apprend la confiance en soi en s’appuyant sur des tuteurs tels que les objets transitionnels (doudous, tétines) et l’adulte qui lui prodigue conseils, repères, limites, interdits… Il doit arriver à se sentir raciner et stable.

Pour que cela se réalise, il faut prendre en compte ses besoins en gardant toujours en tête qu’il est encore très « poreux ». Il n’est pas encore « fini ». Il faut donc arrondir la forme pour qu’il ait accès au contenu de l’information qu’on lui propose. Il a besoin de sécurité, de repères de personnes (ce qui n’est pas un problème chez une assistante maternelle, mais qui l’est dans une grande collectivité). Il a aussi besoin de sécurité de temps et de rythme et donc d’avoir une journée organisée pour qu’il puisse se repérer. Il doit savoir dans quel ordre les évènements vont arriver. Il est donc très utile de « mettre les enfants en liste » pour qu’ils repèrent qui mange après qui, qui est changé après qui…..Ils peuvent ainsi se projeter.

Il va avoir besoin de repères de place dans l’espace caractérisés par un casier, un porte manteau, une place à table… C’est un enfant qui est de moins en moins porté, mais qui a encore besoin de l’adulte, adulte qui doit faire en sorte qu’il se sente en confiance. Il est donc important de travailler dans la régularité des gestes (temps du change bien scénarisé par exemple). La répétition des gestes va permettre une relation sereine entre l’enfant et celui qui prend soin de lui.

Le lieu où il joue doit être aménagé en fonction de lui avec des meubles fixes et costauds, avec des rayonnages pour qu’il puisse « picorer » de partout. Il faudra alors veiller à ne pas proposer des jouets en grand nombre car si il y en a trop il se sent dépassé, embarqué. Il s’éparpille. La solution est de disposer des petits contenants avec un nombre limité d’objet à l’intérieur. Il ne sert à rien de fournir 50 petites voitures par exemple. Cela lui permet ainsi de garder les objets en main, de se les approprier pour mieux les toucher ; ça reste à sa mesure. Un autre exemple : plutôt que d’avoir une grosse caisse avec beaucoup d’animaux, il vaut mieux avoir plusieurs petites boites avec 5 animaux dedans, chaque enfant pouvant s’approprier une boite.
L’espace doit être ouvert. Il est judicieux de positionner les meubles au milieu de la pièce pour donner à l’enfant des moyens de fuite. Il faut que ce soit stable, que les jeux soient toujours positionnés aux mêmes endroits pour que l’enfant les retrouve, ne pas changer de jouets trop souvent (c’est l’enfant qui indiquera par son comportement le moment de lui proposer d’autres jouets).

L’enfant dans sa deuxième année a encore besoin d’être dans les bras. Même si il devient de plus en plus autonome, et qu’il sera de moins en moins demandeur, il a besoin de moments individuels avec l’adulte. Lors des repas il faut veiller à respecter son rythme, à lui apporter aide et soutien. Sur ce sujet particulier, Sylvie Lavergne ne s’est pas attardée car cela fera l’objet de la prochaine soirée débat de l’association qui se déroulera le 7 avril et aura pour thème : Le temps du repas : temps de plaisir et de communication ?

Au niveau de ses besoins sociaux, on doit lui présenter les us et coutumes, les repères et les règles du monde pour alimenter sa sécurité physique et psychique. On doit lui faire confiance.

L’activité libre est très importante. Inutile de rappeler qu’il n’est pas nécessaire de le solliciter pour la marche : son corps le concerne. Lui seul sait quand il a besoin de le faire.

Le document filmé nous a permis de voir tout cela en images. On a pu observer des enfants à qui on laissait le temps d’agir à leur guise, dans un environnement en adéquation avec leur taille et leurs besoins.

Il s’en est suivi un débat, alimenté principalement par les images que l’on venait de voir. Notamment, une question a été posée sur le fait qu’on ne voyait pas de chaises mais uniquement des tabourets dans les lieux présentés. Sylvie nous a donc expliqué les raisons. Avec une chaise, on pense caler l’enfant mais en fait à l’observation on voit que lorsqu’il est installé, il ne touche pas les pieds par terre. De plus, l’enfant n’est pas capable de s’y installer seul, car il est gêné par le dossier voire même des accoudoirs. Avec un tabouret au contraire grâce à l’assise ouverte des 4 côtés l’enfant peut s’installer seul et de façon telle que ses pieds touchent par terre. Il est garant de son assise, équilibré et peut s’asseoir à cheval si il désire changer de position ou assurer son équilibre. Plus on proposera à l’enfant d’être contenu (dans une chaise) plus il s’affaissera. Si on doit utiliser une chaise, et donc aider l’enfant à s’asseoir, il vaut mieux tenir le dossier de la chaise plutôt que de tenir l’enfant.

Une autre question a été posée sur le port des chaussures. On a effectivement vu dans le film des enfants pieds nus. Le pied de l’enfant doit en effet rester libre. Il lui faut une prise directe avec l’environnement pour avoir des informations précises qui le rééquilibrent.

A une question d’une assistante maternelle qui demandait comment gérer les problèmes d’opposition entre 3 petits de l’âge concerné, Sylvie proposera de veiller à garantir la place de chacun, ainsi qu’une prise en charge individualisée.

Il restait sans doute de nombreuses questions, mais le temps manquait et la soirée a du prendre fin.

Forte des conseils prodigués, j’ai, dès le lendemain procédé à quelques aménagements dans ma propre salle de jeux. Mes grosses chaises de chez "mes amis suédois" ont été remisées et je n’ai gardé que les tabourets. J’ai décollé du mur la cuisine de chez "les mêmes amis suédois" ainsi qu’une étagère pour les positionner perpendiculairement par rapport à ce mur.

(En plus, comme la cuisine n'a pas de fond, les grands se servent de l'espace vide entre le haut et le bas comme d'une banque pour jouer à la marchande)

Je n’ai pas pu les décoller complètement du mur par manque d’espace mais ça m’a permis de créer 2 espaces distincts qui donnent aux enfants la possibilité de s’isoler, et de circuler dans la pièce. J’ai élagué la bibliothèque pour ne laisser que quelques livres (trop, les enfants ne font que les éparpiller au sol), idem pour les voitures, les animaux, les assiettes de la dînette…..

Je remercie Sylvie pour ces précieux conseils. Les enfants semblent ravis et moi aussi car en plus de bénéficier tout au long de la journée d’une ambiance plus sereine, le rangement du soir est grandement facilité.





mardi 15 février 2011

Lettre ouverte à Mr Jean Epstein (psychosociologue)


Si je me permets de vous envoyer cette petite bafouille c’est tout d’abord pour vous remercier : vous remercier à double titre d’ailleurs.

 
D’abord pour toutes les visites que j’obtiens sur ce blog grâce à la seule évocation de votre nom : franchement y’a pas mieux pour attirer de la nounou ici que de vous citer dans un article (quoique je n’ai pas encore essayé de parler de George Clooney ou de Dr house, je crois que vous seriez battu). Je pense qu’en retour, vous-même vous pouvez remercier Assistante Maternelle Magazine, car avant qu’il ne vous attribue une rubrique mensuelle, je parlais un peu dans le vide sidéral quand je citais un de vos ouvrages comme "L’explorateur nu" par exemple.

 
Ensuite je tenais à vous remercier aussi pour votre conférence lors des 5èmes journées professionnelles des assistantes maternelles à Lyon. Vous avez été, comme à votre habitude, captivant, arrivant par vos propos à nous réchauffer l’atmosphère passablement refroidie en deux phrases par notre sympathique Mr Fournel (voir cr de la conférence).

 
Il y a cependant un petit détail qui m’a chiffonnée. Ce petit détail, ce petit point noir sur le nez, il m’est apparu lorsque vous avez entonné votre célèbre refrain sur le fait « qu’on n’aime jamais trop un enfant qu’on accueille ».

 
Ce qui m’a gênée, ce n’est pas tant le fond que la forme. Sur le fond, vous avez sans doute raison, bien que cela demande sûrement un petit approfondissement. Je pense que ce n’est pas par hasard, qu’on a vu se développer cette idée de ne pas "trop les aimer". Il y avait peut être urgence à professionnaliser notre métier et à bien démontrer que l’accueil des enfants n’étaient pas seulement l’affaire de mères de famille qui « aimeraient » les enfants accueillis tout autant que leurs propres enfants. Il ne s’agit peut être pas de les aimer « trop » ou pas assez mais de les aimer de façon adéquate. Il s’agirait par exemple, de ne pas oublier que nous ne devons pas prendre la place et le rôle des parents et que nous n’intervenons qu’un temps défini dans la vie des enfants qu’on accueille.

Non, ce qui m’a gênée c’est plutôt la forme. Vous avez étayé votre argument avec un fait qui était d’actualité le week-end de la conférence : l’affaire de la petite Cindy. Pour rappel, Cindy c’est cette petite qui a été « enlevée » à sa famille d’accueil parce que celle-ci avait été jugée trop attachée à l’enfant. Vous sembliez outré, dégoûté par les services sociaux.

 
Seulement voila, pour dire cela, vous ne vous basiez, du moins c’est ce qu’il m’a semblé, que sur un reportage entendu les jours d’avant sur une radio !

 
Et c’est là que le bât blesse ! Mr Epstein, là aussi vous avez sûrement raison. Il y a sans doute un problème, cette famille subît peut être un préjudice à cause de la seule bêtise de l’administration. Cependant dans un conflit, êtes-vous du genre à vous ranger toujours dans le camp de celui qui crie le plus fort ? J’espère que non.

 
Dans cette affaire il y a deux protagonistes : la famille d’un côté et les services sociaux de l’autre. Or, ces deux protagonistes sont tous les deux soumis au devoir de réserve et au respect du secret professionnel. Il s’avère que la famille n’a pas respecté les règles, allant même jusqu’à créer une page facebook et à dévoiler des détails sur la famille de l’enfant. Qui vous dit que les services sociaux n’ont pas aussi des griefs sérieux contre cette famille d’accueil mais qu’ils ne les dévoilent pas pour rester dans la légalité.

 
Votre discours, Mr Epstein, je l’aurais tout à fait entendu dans un cercle privé, une discussion entre amis, peut être même que vous m’auriez convaincue. Ce qui me gêne c’est que ça se passait lors d’une conférence, devant un parterre de 400 assistantes maternelles dont la moitié au moins vous prend pour Dieu le Père, et sans réelles possibilités de vous donner la réplique. Ce qui me gêne, c’est que vous ne vous basiez que sur les dires des médias pour vous forgez votre opinion. Il ne faudrait pas confondre « famille d’accueil » et « éventuels parents adoptifs ».

 
Je ne sais pas si j’ai vraiment réussi à vous expliquer le fond de ma pensée. Je n’ai pas trop développé mes arguments. Je ne tiens pas à faire un roman non plus. Le plus simple, c’est que vous alliez lire la discussion qui avait été ouverte sur le forum de Nounous, taties et Cie. Les assistantes familiales s’expriment sur le sujet :


J’espère que celles qui ont participé à la discussion ne vont pas trop m’en vouloir. Elles n’aiment pas trop que j’exporte ailleurs des propos qu’elles ont tenus sur le forum mais ça aura au moins le mérite de leur rappeler que le forum tel qu’il est conçu n’est pas totalement privé.

 
Sur ce, sans rancune et en vous réitérant mes remerciements et mes compliments, je vous pris d’agréer, Monsieur, mes respectueuses et sincères salutations.





samedi 12 février 2011

L'arbre sous la neige d'inspiration NLA

Je ne vous avais pas encore parlé du numéro 3 du magazine NLA que je lis depuis sa création. Ce n’est pas parce qu’il ne m’avait pas intéressée bien au contraire, mais je n’avais pas encore trouvé l’occasion de vous le présenter. Ça méritait pourtant. D’abord j’ai eu la surprise de découvrir qu’il avait changé de format. Désormais il est aussi grand que ses petits copains ! Ensuite j’avais beaucoup apprécié le déguisement de pingouin qui se trouve sur la couverture. Il est très facile à réaliser (d’ailleurs on s’y collera sûrement) mais chez nous, ce n’est pas encore tout à fait d’actualité.

Finalement c’est le calendrier qui retenu toute notre attention et qui va faire l’objet de cet article. Le calendrier ou plus exactement le décor hivernal qui y est représenté. On s’est limité à cela car étant donné l’âge des enfants ici, le corps du calendrier aurait été entièrement façonné par mes soins et ça n’avait  aucun intérêt.




On a donc réalisé cet arbre sous la neige en deux séances. La première a été consacrée à la peinture : 1 feuille bleue, 2 noires et le reste de la séance en « libre ». Le lendemain nous avons réalisé le collage. J’avais pris soin de découper à l’avance les éléments pour les mettre au bon format. Le tout est resté sous une presse l’après midi et ….. et…. Voila le résultat.


J’ai aimé l’idée du papier journal en fond. Sur le magazine, la neige avait été peinte au coton-tige. Nous, parce qu’on aime bien mettre notre petite touche personnelle, on a collé du coton à la place !

Joli non ? Ils étaient assez fiers de leur travail. Bon vous voulez me faire plaisir ? Si vous n’avez sous la main que des trolls de moins de 2 ans voire même 3, contentez vous de ça :

Franchement ça suffit et c’est joli aussi non ? Si vous n’êtes pas convaincus, vous pouvez très bien plier l’œuvre d’art en 2 et coller à l’intérieur une photo du razmoket prise alors qu’il était en train de la réaliser. Je suis sûre que Maman et Papa seront tout aussi contents.

D’ailleurs chez NLA, ils seront d’accord avec moi puisque le magazine s’adresse aux enfants à partir de 3 ans !!! Pfiouuuuu ! Il était temps que j’en parle, on annonce déjà le Numéro 4.

vendredi 11 février 2011

Cémoikilèfè !!

Aujourd'hui Nounou, n'accueillant occasionnellement qu'un seul enfant,  a décidé d'agrémenter la ballade quotidienne en allant dépenser ses indemnités d'entretien sans sortir de son quartier !! Pour ça, elle a choisi Cémoikilèfè

Cette boutique située au 110 cours Dr Long dans le 3ème arrondissement de Lyon vous propose une sélection de jouets, et de matériel pour le loisir créatif et les beaux arts.

Le petit troll m'accompagnant a flashé pour une magnifique pelleteuse, mais la vilaine Nounou était venue surtout pour acheter de la pâte à modeler. Elle a d'ailleurs découvert un produit qu'elle ne connaissait pas : Patarev. Cette pâte révolutionnaire a la particularité d'être rebondissante. Plutôt destinée aux "grands", le petit troll qui l'a testée a toutefois beaucoup apprécié l'extraordinaire élasticité du produit. Séchant à l'air en 6 heures, elle doit être idéale pour réaliser les "petits cadeaux" de fête des mères, pères ou autres mamies !! Expérience à renouveler donc !!

( Heu non ce n'est quand même pas le petit troll de 3 ans qui a fait ça, c'est la fille de la Nounou qui a participé au test avec grand plaisir)


La nounou est aussi repartie avec une baguette Haba sous le bras : un sandwich en tissus que l'enfant peut remplir avec divers ingrédients fournis :


Bon, le poisson n'est pas vendu avec !! C'est un rajout du petit troll qui aime beaucoup les produits de la mer. D'ailleurs Nounou en profite pour dire à la jeune et charmante personne qui les a conseillés (si jamais elle passait par là) qu'elle apprécie particulièrement la petite boite de Sardines du même fournisseur et qu'elle serait sûre d'en vendre au moins une si elle en commandait. Ça permettrait au petit troll de se faire un vrai sandwich à la sardine ! 

Tout ça pour vous dire que la boutique qui possède son propre blog, mérite le détour.





lundi 7 février 2011

Les 5èmes rencontres professionnelles des assistantes maternelles à Lyon



Samedi 5 février 2011 avaient lieu dans les somptueux locaux du conseil général du Rhône les 5èmes rencontres professionnelles des assistantes maternelles organisées conjointement par l’AAMADEL et TPMA.

Un fil rouge a été suivi tout au long de cette journée : assistantes maternelles d’aujourd’hui, assistantes maternelles de demain. Sous ce titre, nous avons pu débattre à travers la participation de divers intervenants des nouvelles façons d’exercer la profession.

Les organisateurs avaient bien fait les choses. Chaque participante a été accueillie avec un petit cadeau et c’est dans le luxe d’un salon d’apparat que les différents débats se sont enchaînés.


Madame Dominique Nachury, vice présidente du Conseil Général du Rhône nous a fait l’honneur d’ouvrir la séance. Elle a rappelé quelques chiffres comme le nombre d’assistantes maternelles dans le département (14500 dont 13000 en activité). Elle a aussi indiqué que sur Lyon nous étions 2723 et a précisé que 1300 agréments avaient été délivrés en 2010 dont 272 à Lyon.

Vint ensuite le tour de Mr Fournel, adjoint au maire de Lyon chargé de la petite enfance. Après avoir brièvement parlé de la complémentarité des modes d’accueil sur le département en précisant que sur Lyon 7000 enfants étaient accueillis par des assistantes maternelles pour 13000 en crèches, il a très vite jeté un sacré pavé dans la mare. Il a tenu à nous avertir tout de go que les MAM (Maisons d’assistants maternels dont je reparlerai plus loin) un des sujets phares de la réunion, ne pourraient bénéficier d’aucun soutien de la part de la ville de Lyon. Se basant sur le fait qu’aucune responsabilité collective n’était définie par la loi, il nous a prévenu d’emblée que nous n’avions rien à attendre de la ville quant à la création d’une telle maison.

Pour finir ce préambule, la présidente de l’association AAMADEL, Mme Soraya Souilah, que j’avais déjà eu le plaisir de croiser à la soirée « les marionnettes jouent la différence » (http://nounoustaties.blogspot.com/2010/10/les-marionnettes-jouent-la-difference.html) a présenté tour à tour, son association et les différents débats jalonnant la journée, parlant des compétences des assistantes maternelles, du manque de moyens de communication et de l’évolution du métier.

Les festivités ont alors commencé avec l’arrivée au pupitre de Mr Jean Epstein qu’on ne présente plus dans la profession tant ses interventions sont appréciées, aussi bien dans ses conférences que dans ses écrits (voir l’article http://nounoustaties.blogspot.com/2010/06/jean-epstein-psychosociologue.html). Il a insisté sur le mot « professionnelles » car la reconnaissance du métier a été et est encore un long combat. Il précise d’ailleurs que l’assistante maternelle vient toujours à l’heure actuelle en 2ème choix après la crèche quand les parents cherchent un mode d’accueil.

Il nous amène à nous interroger sur la reconnaissance des métiers de la petite enfance qui devrait être importante puisqu’on lit de partout que « tout se joue avant 3 ans » (lui-même préfère d’ailleurs la version de Dolto qui disait « tout se joue avant la mort…. Ou presque !!!). Pourtant c’est loin d’être gagné. Il en veut pour preuve le fameux rapport Tabarot sur la petite enfance dans lequel on pouvait lire (c’est son interprétation) qu’il n’y avait que des fainéants dans la profession puisque dans d’autres pays les assistantes maternelles avaient plus d’enfants en charge, que nous n’avions pas besoin de formations (… pour changer des couches…) et qu’on pouvait donc diminuer le nombre de diplômés dans les structures collectives ; et que, puisque le métier n’était vraiment pas fatiguant, les seniors pouvaient très bien arrondir leur retraite en « gardant » des enfants.

Difficile ensuite de vous résumer son intervention, les personnes ayant déjà assisté à un de ses « shows » comprendront pourquoi !! Mr Epstein jalonne son discours d’anecdotes réelles ou fictives qui passionnent et amusent son auditoire. Ça part un peu dans tous les sens, mais à chaque fois, il en ressort des informations importantes sur la façon d’exercer la profession.

Ici, il nous a parlé :
- de la manière dont les parents choisissent leur assistante maternelle, insistant sur le fait que nous ne devons en aucun cas nous comporter comme des « copains » avec les parents afin de ne pas perdre le professionnalisme ;

- de l’importance de ce que l’enfant « vit » et non pas « fait », de lui dire « Je » plutôt que de rentrer dans ce qu’il appelle une relation klaxon (tu-tu-tu-tu) ; de ne pas donner un sentiment d’incompétence aux parents ;

- de la confiance qui doit s’instaurer entre tous ;

- de la nécessité de flexibilité pour s’adapter au besoin des parents.

Mais je ne dévoilerais pas tout, pour préserver l’effet de surprise et ne pas gâcher votre plaisir si un jour vous assistez à une de ses conférences.

Il a conclu son discours sous les applaudissements en nous disant que notre profession était un métier d’avenir à condition de veiller à ne pas prendre trop de pouvoir, et d’ouvrir l’œil sur la qualité !

Après une pause, les débats ont repris avec le deuxième thème de la journée : « Travailler dans une micro-crèche ».

Le but de ce débat n’était pas véritablement de nous expliquer les démarches à effectuer mais de nous présenter un cas concret, celui de la micro-crèche « Les coccinelles » à Brantôme en Dordogne. L’auxiliaire de puériculture et l’assistante maternelle à l’origine de ce projet qui s’est concrétisé (très rapidement me semble-t-il par rapport aux autres créations de ce genre) en 8 mois sur la base d’une association loi 1901 ont expliqué les différentes démarches qu’elles ont effectuées et le public présent a pu poser les questions qui en découlaient. Vous trouverez une présentation de leur structure sur ce site : http://www.nama24.com/jeanganiayre/?p=644, inutile donc que je me lance dans un copier-coller.

Quant aux questions, elles ont fait ressortir :

- qu’un tel projet est difficile à mener à son terme (mais on peut s’en réjouir puisqu’on ne peut pas prendre à la légère l’accueil des enfants) ;

- que cette structure particulière avait eu la chance de tomber sur des opportunités qui rend son expérience unique et peu exemplaire par rapport aux autres structures du même genre ;

- que les efforts fournis pour cette création n’apportent pas une plus-value en matière salariale puisque l’assistante maternelle nous précise qu’elle a perdu son statut et gagne moins que quand elle travaillait chez elle.

C’est sur cette dernière remarque que s’est conclu le débat, une assistante maternelle du public interpellant les intervenants sur le fait que cela représentait beaucoup d’efforts et de sacrifices pour au final ne gagner que 900 euros par mois ! Bien sûr, il lui a été répondu que l’argent importait peu par rapport à la qualité de vie et de conditions de travail que l’on pouvait trouver avec cette nouvelle façon d’exercer. Cendrine Navarro a même répondu que si on faisait cela pour de l’argent, effectivement il ne fallait pas se lancer dans l’aventure !! Certes, mais pourtant on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche, et je souhaite à Cendrine d’avoir la chance et la possibilité de pouvoir se contenter de 900 euros par mois toute sa vie, sans devenir SDF. Je n’ai pas cette chance et conserverai donc mon statut d’assistante maternelle un petit moment encore.

Après la pause « déjeuner », la conférence a porté sur les MAM.
Une MAM, c'est un local où 4 assistantes maternelles (maximum) se regroupent afin d'exercer leur métier. Contrairement à la micro-crèche, les assistantes maternelles y travaillant conservent leur statut ; les employeurs continuent à les rémunérer directement. Il y a un cadre légal mais la MAM n’est pas tenue à la même réglementation que la micro-crèche. Au cours de l’après-midi, nous avons pu débattre avec 4 assistantes maternelles ayant créé leur maison à Saint Laurent du pont en Isère et des précisions juridiques nous ont été fournies par Sandra Nadjar, avocat à la cour. L’intervention des 4 assistantes maternelles était intéressante mais, tout comme pour le débat sur les micro-crèches, je déplore le fait que l’exemple choisi n’était pas vraiment représentatif puisque la création de cette maison datait d’avant la loi autorisant leur réalisation. Il en résulte alors que le mode de fonctionnement choisi n’a rien à voir avec ce qui peut exister depuis la loi.

Il ressort tout de même de ces différentes interventions, l’importance de faire appel à des intervenants extérieurs pour faire un projet pédagogique (par exemple un médecin de pmi) car l’enjeu est de travailler ensemble et non pas les uns à côté des autres. Il ne faut pas non plus perdre la notion de « Maison » et donc ne pas être tenté de calquer le projet pédagogique sur ce qui se fait en crèche. Il serait dommage de ne pas profiter de la souplesse qui est conservée par rapport aux autres structures collectives (possibilité de cuisiner par exemple, ou d’avoir des animaux domestiques).

Aux réticences exprimées par Mr Fournel en début de journée, il sera répondu qu’il n’était pas nécessaire de demander l’accord de la municipalité pour créer une mam et que dans la mesure où on ne demandait pas de subventions, celle-ci n’avait pas à intervenir et que le cadre légal existait bel et bien. L’intervention d’une personne dans le public en pleine création d’une MAM sur Villeurbanne semble nous prouver que tout n’est pas si simple !!

Pour en savoir plus, il existe des formations proposées par EDRA, animées par un avocat spécialisé et une consultante spécialiste de l’accueil des jeunes enfants. Elles durent 2 jours et coûtent 150 Euros en individuel ou 400 euros au titre de la formation continue. Les prochaines sessions se dérouleront à Bordeaux les 17 et 18 mars, Strasbourg les 7 et 8 avril, Lyon les 12 et 13 mai, Marseille les 9 et 10 juin 2011. Vous trouverez les bulletins d’inscription à retourner à EDRA dans Assistantes Maternelles Magazine.

Il y eu ensuite une pause durant laquelle Mr Epstein a pu dédicacer son dernier ouvrage tandis que d’autres assistantes maternelles posaient pour la postérité ou plus sérieusement pour le magazine déjà cité, sur le perron de la préfecture.

J’ai particulièrement apprécié la dernière conférence de la journée qui portait sur « la qualité de l’accueil ». Mené par Marie-Paule Thollon-Behar, psychologue responsable du pôle de recherches « petite enfance, développement et qualité de l’accueil de l’université Lyon 2, cet exposé traitait de la nécessité de démontrer la qualité de l’accueil de l’enfant et de sa famille, en lien avec les réticences sur les nouvelles façons de travailler. La psychologue nous a proposé une démarche réflexive basée sur 2 axes :
- les critères de qualité, forcément suggestifs puisque chacun à ses propres critères ;

- les indicateurs, une notion plus objective puisqu’ils permettent de vérifier si les critères sont atteints.

Et comme Marie-Paule Thollon-Behar a bien fait les choses, vous trouverez l’essentiel de ses propos dans un diaporama se trouvant sur son site :


Madame Luce Dupraz, historienne et sociologue est venue conclure les débats. Elle a parlé de l’enthousiasme qu’a pu provoquer l’évocation de ses nouvelles façons de travailler que représentent les MAM et les micro-crèches, évoquant la rupture de l’isolement pour l’assistante maternelle et la possibilité d’évoluer dans des locaux plus adaptés avec une professionnelle plus tranquille pour l’enfant (attitude qui se répercute sur l’enfant).

Je reste pour ma part plus dubitative. Si ces nouvelles structures sont très certainement envisageables et souhaitables en milieu rural, leur création me semble beaucoup plus compliquée dans une grande ville, les candidates à l’aventure devant se heurter à la mauvaise volonté des pouvoirs publics ainsi qu’à la réalité du marché immobilier pour obtenir au final un maigre salaire guère compatible avec la vie dans une grande agglomération.

Je préfère de loin retenir de cette journée les pistes données par Jean Epstein et Marie Paule Thollon-Behar pour une meilleure qualité d’accueil.

Je remercie pour finir l’association AAMADEL, qui par la bouche de sa présidente a eu le mot de la fin. Cette journée a été très enrichissante. Je mesure le travail que l’association a du fournir pour mener à bien une telle opération. Un grand merci à tous les organisateurs.