mardi 30 novembre 2010

On a testé : Le Parc Bazin nouvelle version

On a beaucoup de chance à Montchat. Coup sur coup tous nos parcs ont eu droit à une grande réfection !!! Après Chambovet et le parc de l'Église, c'est en effet le tour du Parc Bazin.




Le Parc Bazin ou Parc des Acacias puisque situé 16 avenue des Acacias dans le 3ème arrondissement, était déjà un parc très agréable. J'aimais beaucoup y emmener les enfants car sur ce vaste espace se trouvaient réunis des jeux pour tous les âges, des grands arbres, et de grandes pelouses ou l'on peut organiser des pique-niques (c'est d'ailleurs ce que nous faisons chaque année avec la maison Potiron, notre relais d'assistantes maternelles). Le gros avantage de ce parc à mes yeux, c'est que contrairement au parc Chambovet par exemple, les enfants où qu'ils aillent sont toujours à portée de regard. Ils peuvent ainsi jouir une certaine liberté ne pouvant pas "disparaître" au détour d'un  monticule de terre ou d'un bosquet trop dense. Je ne voyais d'ailleurs pas trop l'utilité de le rénover puisqu'il me paraissait plutôt en bon état. Et là, j'avoue que j'ai été bluffée !!!

Les nouvelles installations sont en effet des plus intéressantes : originales, pour tous âges, on se croirait presque à la Villette à Paris (j'ai dit presque hein!!) Les structures classiques du style "toboggans" côtoient des espaces ludiques moins fréquents dans les parcs lyonnais tels que des trampolines, ou ce que l'on pourrait appeler des "parcours découvertes" je dirais presque des "parcours sensoriels" où l'enfant peut se découvrir sur des miroirs déformants ou parler à l'intérieur d'une fleur à un petit copain situé à une dizaine de mètres de là.






Les concepteurs du parc ont pensé à tout le monde puisque les sportifs n'ont pas été oubliés. Ils peuvent désormais disposer de différents "instruments de torture" pour parfaire leur jogging. Je trouve d'ailleurs très intéressant que le parc soit dédié à la fois aux petits et aux grands : la vue des sportifs s'entraînant au milieu des jeux provocant souvent de très intéressantes discussions avec les petits.

Le parc est encore en travaux. D'ici peu, nous pourrons découvrir les nouveaux terrains de sports collectifs qui seront bientôt en service.

On peut accéder au Parc à partir de la rue Jeanne d'arc (une petite voie piétonne à côté de la halte garderie des Montchatons vous y emmène. Il y a aussi une entrée du côté de la route de genas où un parc à chiens est aménagé.

Dernier gros avantage de ce parc : il se trouve en bordure de la voie de tramways !!!!  Et pour les tout petits, regarder passer les trams représente un plaisir évident qui peut à lui seul faire l'intérêt d'une ballade !! Surtout quand on a la chance de voir passer le "tramway rouze" celui avec le n'avion dessus !!!!





lundi 22 novembre 2010

Séparations et retrouvailles : réunion de l'association Pikler du 18 novembre 2010


Chose promise, chose due (petit clin d’œil personnel à l’animatrice de mon relais ainsi qu’à Sylvie Lavergne, ma psychomotricienne préférée) voici mon compte-rendu de la réunion Pikler du 18 novembre dernier à Lyon.

Cette réunion avait lieu dans le cadre des « rencontres de novembre des assistantes maternelles » que le groupe de Lyon de l’Association Pikler-Lóczy - France- Pour une réflexion sur l’enfant- propose chaque année à la même période.

Ces réunions ont pour particularité de n’être ouvertes qu’aux assistantes maternelles afin que celles-ci ne soient pas noyées dans la masse des autres professionnelles de la petite enfance. Cela permet ainsi d’aborder des sujets spécifiques à notre profession.

Cette année, elle avait pour thème « séparations et retrouvailles ». Elle était animée par Sylvie Mugnier, psychologue et intervenante régulière de l’association.

Il faut bien dire que peu d’assistantes maternelles avaient fait le déplacement. Nous étions en effet beaucoup moins nombreuses que d’habitude (une vingtaine d’abord, puis une trentaine lorsque les retardataires sont enfin arrivées. Mesdames, s’il vous plaît, la prochaine fois, pensez que le collège Gilbert Dru est situé dans un quartier assez pauvre en places de stationnement !!!). Il s’agissait pourtant d’un thème de la plus haute importance dans notre profession. Peut être a-t-il été annoncé trop tardivement. On peut se consoler en pensant qu’au moins, toutes les personnes présentes étaient réellement intéressées par le sujet.


Mais venons-en au sujet justement. Tout au long de la réunion nous avons abordé le thème sous les différentes formes qu’il peut revêtir du début à la fin d’un contrat avec une assistante maternelle.

I Les débuts de l’accueil :

La psychologue nous a invitées à nous poser différentes questions sur ce que représente la séparation. Comment l’enfant vit-il cela et comment on peut le préparer ? Il est important d’y réfléchir pour permettre à l’enfant de le vivre le mieux possible. On doit s’interroger sur ce que cela lui fait éprouver et sur ce dont il a besoin.

Toute sa vie l’enfant connaîtra des séparations. Cela participe à son développement. C’est donc tout à fait souhaitable. Se séparer, ça permet à l’enfant de devenir lui-même, de devenir grand. Les séparations provoquent des sentiments de malaise pour l’enfant et pour l’adulte. Çà ne va pas de soi, même pour les adultes. Nous éprouvons une sorte de tiraillement, de conflit car cela correspond à une crainte de se détacher et d’aller vers un endroit nouveau.

a) Pour l’enfant :

Les réactions face à l’inconnu de la séparation seront différentes en fonction de l’âge de l’enfant. On a pensé pendant longtemps que pour le bébé, ce n’était pas important, que c’était facile. C’était une affirmation trop rapide. Ce n’est pas parce que le bébé ne dit rien qu’il y est insensible. On pensait cela car on ne faisait pas attention aux expressions du bébé qui sont discrètes. Ce sont des manifestations réelles mais qu’il faut savoir décoder. Il ne faut jamais oublier que les bébés ont déjà toute une histoire avec leurs parents quand ils arrivent chez l’assistante maternelle à l’âge de 2 mois et demi en général. La mère le connaît. Elle est dévouée à son bébé. Elle commence à savoir comment le consoler. De plus, chaque relation mère-bébé est unique. Dans chaque famille, la mère a une relation particulière avec chaque enfant. Le bébé s’y habitue (portage, bercements) ; il connaît sa voix, son odeur. Il a déjà trouvé un rythme. Cette fiabilité du quotidien est sécurisante pour lui. De plus, Il a l’impression que sa mère n’est pas une personne indépendante. Le bébé et la mère sont confondus (relation fusionnelle). Grandir c’est sortir de cette situation de dépendance.

Nous avons désormais pris conscience des réactions du petit bébé. Ces réactions passent par le langage corporel et les attitudes. Il faut faire attention aux tensions dans son corps, quand il est porté, à la manière de détourner le regard, aux pleurs particuliers ou à leur absence. Certains bébés vont dormir beaucoup (ils s’absentent) et d’autres pas du tout (troubles du sommeil). On peut même voir apparaître le développement de maladies (fièvres). Il exprime son désarroi par rapport à cette situation. Tout petit, il ne sait pas encore, si, quand sa mère part, elle va revenir. Plus tard, quand il grandira, il pourra s’exprimer plus directement car il saura se différencier des personnes. Mais à 5 ou 6 mois, il lui faudra encore du temps pour se rendre compte que sa mère est revenue.

A 7 ou 8 mois, il a plus de capacités mais plus de souffrances aussi car il sait qui est sa mère. Au moment où il sait reconnaître sa mère, il a peur de la perdre.

La présentation de l’enfant à l’assistante maternelle revêt donc une importance capitale. Il est important de reconnaître le désarroi de l’enfant qui est réel, de lui signifier qu’on comprend. La tâche est ardue car ce n’est pas facile pour nous, donc repérer les signes de ce désarroi n’est pas si évident. Il est éprouvé, triste, il faut lui dire pour qu’il se sente moins seul, le préparer le mieux possible, aménager les situations.

b) Pour la mère :

Ce n’est pas simple non plus pour la mère qui doit confier son enfant. Il faut qu’elle fasse confiance mais elle a besoin de se rassurer. Il y a des craintes multiples qu’il faut verbaliser. Certaines fois, il n’y a pas de questions : c’est souvent pour se protéger, mais ça n’aide pas.

c) Pour l’assistante maternelle :

L’assistante maternelle, elle aussi, ressent des craintes. Car il ne faut pas oublier que la rencontre avec le petit enfant ravive toujours quelque chose de notre propre histoire. Çà fait écho avec le bébé qu’on a été et à la façon dont on a été mère.

II L’adaptation :

Il va donc falloir mettre en place une adaptation progressive avec des visites répétées, fréquentes.

a) Pour l’enfant :

L’enfant doit sentir concrètement que la séparation n’est pas définitive. L’important c’est la qualité de l’échange. Nous devons informer l’enfant, lui expliquer pour qu’il puisse faire connaissance de la maison, de la voix de l’assistante maternelle, en présence de sa mère. Il lui faut encore du connu (le drap de son lit par exemple, où la nacelle de sa propre poussette pour sa sieste plutôt qu’un lit inconnu). Le but c’est d’aider le bébé à vivre les changements sans désorganisation. S’il reçoit des soins de qualité, il est dans la continuité. Il ne vit pas de rupture. Il poursuit son développement et retrouvera plus facilement les parents.

Pour les parents :

Il peut être bon de faire connaissance avec l’assistante maternelle en présence des autres enfants accueillis pour arriver à faire confiance. Au début la mère doit s’occuper elle-même de son bébé afin que l’assistante maternelle puisse prendre connaissance de la façon dont elle prend soin de son enfant, non pas pour juger, mais pour être dans une certaine continuité.

Pour les assistantes maternelles :

il faut aussi du temps pour faire connaissance avec les parents et le bébé. Il faut qu’elle trouve sa place qui est différente de la place des parents. Elle devra par exemple toujours laisser à la mère l’introduction des nouveautés. Elle doit se rendre disponible pour les moments d’échanges. Elle devra attendre que l’enfant soit prêt à aller dans ses bras avant de le prendre et pour cela attendre l’apparition des 1ers signes (sourires, regards….) Le premier biberon ne sera donné que si l’enfant est détendu dans les bras. Il peut être judicieux aussi que la maman soit présente au réveil de la première sieste.


III Les séparations quotidiennes :

Après une adaptation réussie, il s’agira de garder en mémoire ce que signifient pour l’enfant ces séparations et ces retrouvailles. Car tous les jours, tout au long de l’accueil, ce phénomène va être réactivé par l’arrivée des parents. Cette situation n’est pas toujours simple. Il faut continuer à être vigilant. Ce n’est pas parce qu’on connaît bien l’enfant et ses parents qu’il ne faut pas être attentif. Selon les situations particulières c’est plus ou moins facile. Dans son comportement de l’enfant cherche à garder le contrôle. Chacun doit se séparer en sécurité.

La vie de l’enfant chez l’assistante maternelle est marquée par la régularité et la continuité (du moins elle devrait l’être). L’enfant a vécu des choses importantes, repérables. Tout est remis en question par l’arrivée des parents. A ce moment là, l’enfant peut avoir un comportement pour le moins étrange (On pourrait croire qu’il est en colère après eux). Les retrouvailles ne sont pas toujours idéales. C’est comme si il fallait se recomposer intérieurement. L’enfant a besoin de temps. A moins de 1 an, il n’a même pas conscience qu’il est lui-même. Il ressent donc des sentiments ambivalents qui peuvent se concrétiser par des pleurs, cris, tensions, des regards qui se détournent des raidissements du corps, des transgressions plus ou moins impressionnantes. On peut le comprendre. Cet enfant ressent un mélange de sentiments : L’amour de ses parents mais aussi des sentiments moins agréables. C’est comme un conflit de loyauté, une contradiction. Il doit découvrir qu’il est possible d’aimer sa mère et son assistante maternelle. Il exprime son trouble interne. Il peut vouloir s’assurer que la relation entre les parents et l’assistante maternelle continuent à exister. Il veut vérifier la situation. Il faut le vivre avec l’enfant. Quand l’enfant tape ses parents par exemple, c’est bien souvent parce qu’il n’a pas de mots pour montrer son désarroi. Plutôt que de se contenter de régler le problème en faisant preuve d’autorité, on devrait réfléchir à la situation. Comment peut-on accompagner l’enfant ? Pourquoi fait-il cela? A-t-il été bien préparé ? L’enfant a du mal à se sentir réuni. L’assistante maternelle doit tenter de trouver des réponses quand l’enfant est débordé par ses émotions. Chaque cas sera donc particulier. Là, certains d’entre vous vont être déçus car peut être auriez-vous aimé trouver des solutions toutes faites à ce genre de problèmes. Une sorte de mode d’emploi style « Les séparations et les retrouvailles pour les nuls ». Il ne faut pas oublier que la réunion était animée par une psychologue et non pas par un « coach sportif ». Comme toute bonne psychologue, son but était de nous amener à nous poser nous-mêmes les bonnes questions et à trouver en nous, les solutions les plus adaptées, en ayant à l'esprit que le comportement du bébé a toujours un sens. Les questions viennent d’ailleurs d’elles-mêmes lorsqu’on a pris conscience de ce que ces moments représentent pour l’enfant.

J’ai parlé des séparations, peut être parce que cela me touchait plus personnellement, mais les remarques sont évidemment les mêmes en ce qui concernent les retrouvailles du matin. En cas de difficultés, il faudra s’interroger sur la façon dont on s’installe, où est-ce que l’on est, que se dit-on … On notera donc l’importance de bien s’entendre avec les parents et de bien comprendre leur démarche pour que l’enfant se sente en sécurité. Il est ainsi judicieux d’instaurer un décalage des horaires entre les différentes familles pour les arrivées et les départs, afin d’avoir du temps pour chacun.

IV Les fins de contrats :

On ne peut évidemment pas passer sous silence la dernière façon d’aborder le sujet bien que nous ne l’ayons que survolé : les séparations dues à la fin des contrats. Que dire sinon, de continuer sur la même lancée en s’interrogeant à l’avance sur la façon dont tout le monde va le vivre : enfant, assistante maternelle, parents. On peut ressentir le besoin de préparer un petit album photo que l’on donnera à l’enfant, enfant que l’on reverra ou pas selon les motivations du départ et les aléas de la vie.

Ainsi s’achève mon compte rendu. L’exposé de Sylvie Mugnier a été suivi d’un petit temps d’échange où les assistantes maternelles ont pu exposer des problèmes plus personnels. Je ne vous en dirais rien, d’abord justement parce qu’il s’agissait de cas personnels et aussi parce que vous n’aviez qu’à être présents !!!! Voila !! J’espère que pour la prochaine réunion la salle sera comble. Elle aura lieu le 17 février 2011. Elle concernera cette fois tous les professionnels de la petite enfance. Elle aura pour thème : l’enfant dans sa deuxième année. Je vous en reparlerai sur la page lyonnaise.


mardi 16 novembre 2010

Le schéma corporel.

Je vais vous présenter une activité qui ne coûte pas un kopek (j’aurais pu caser ça dans la catégorie « récup » si celle-ci existait) et que vous pourrez moduler et adapter selon vos envies, votre imagination et l’âge de vos razmokets.

Il y a quelques années, un papa informaticien avait eu la riche idée de me récupérer des vieux listings ayant déjà servis pour en faire des feuilles de dessins pour les gnomes. Il y en avait des kilos. A l’époque on ne devait pas faire d’économie de papier dans les services informatiques. Et l’avantage du listing, c’est que ça peut nous faire une surface de dessin gigantesque puisque les feuilles ne sont pas imprimées recto-verso. J’ai donc eu l’idée (bon d’accord j’ai piqué l’idée à une gentille maîtresse de maternelle) de prélever le nombre de feuilles nécessaire pour dessiner les enfants « grandeur nature » et de les faire travailler sur le schéma corporel.

Comment ça se passe ? Et bien c’est tout simple : je dépose par terre une bande de papier à la dimension de l’enfant (ce qui correspond en général à 4 ou 5 feuilles) ; je demande à l’enfant de se coucher sur cette surface et je dessine les contours de son corps avec un feutre. Ensuite, c’est à l’enfant de se mettre au travail et de se dessiner en détail. Le travail sera plus ou moins élaboré selon l’âge et le niveau de développement de l’enfant. Je laisse l’enfant dessiner à sa guise tout en lui proposant d’aller se regarder dans un grand miroir et de s’observer. C’est ainsi qu’ici, un drame a été évité de justesse ! Mon artiste en herbe n’était pas contente de son travail car parmi les traits qu’elle avait dessinés pour représenter ses cheveux, l’un d’entre eux était beaucoup moins droit que les autres (on peut même dire que c’était une magnifique spirale). Et ça, ça l’énervait beaucoup. Ça ne la dérangeait pas de se rajouter des bras au niveau du cou mais un cheveu qui frizouillait alors là !!! Nan !!! Je l’ai alors invitée à aller s’admirer devant la glace et elle a pu constater de visu que ses vrais cheveux étaient réellement bouclés comme sur son dessin, état qu’elle ne semblait pas avoir remarqué avant. Son regard s’est alors illuminé et elle est revenue à son dessin pour remplacer toutes les baguettes de tambour par des boucles avec une fierté non dissimulée.



Pour cette séance, nous nous sommes arrêtés là. Lorsque mes propres enfants étaient petits et que je disposais donc d’un nombre important de petits artistes en herbe de 2 à 10 ans, je profitais de ce « travail » sur le schéma corporel pour réaliser des activités de groupe. Nous nous servions de l’empreinte du corps d’un copain pour réaliser la base d’une œuvre collective. On affichait cette base sur le mur et chaque enfant choisissait de fabriquer une partie du corps de ce qui allait devenir un personnage. Les plus grands se chargeaient des détails, et il y avait toujours un petit travail pour les plus petits (collage de gommettes ou peinture). C’est ainsi que nous avions réalisé une sorcière pour Halloween et un clown pour Carnaval !!



Ces réalisations vous sont d'ailleurs expliquées en détail dans la rubrique "Bricolage" du site principal respectivement dans la section Halloween et Carnaval.


Dans l’idée originale de la maîtresse, les enfants habillaient leur silhouette avec de vrais morceaux de tissus et réalisaient leurs cheveux avec de la laine. C’est l'une des nombreuses déclinaisons possibles de cette activité.