mardi 14 décembre 2010

Le sapin 3D

Hou la la !!! Mais qu’est ce qui m’arrive : deux notes sur le bricolage d’affilée…. Pour quelqu’un qui a dit dès le départ que ce n’était pas sa spécialité, je fais fort !!! Faut dire qu’en ce moment, je n’ai plus de tout petits à la maison : que des grands trolls, même plus 1 razmoket !!! En plus, la période d’avant fêtes est quand même assez propice à ce genre de choses (surtout quand la météo s’en mêle).

Alors donc voila, les trolls et moi, on s’est lancé, sur une idée du nouveau magazine NLA créations, dans la fabrication d’un sapin 3D. Notre sapin est composé d’un tube qui sert de tronc, et de plusieurs étoiles trouées en leur centre et glissées à intervalles réguliers sur ce tube. L’activité telle qu’elle est présentée en page 18 du magazine est très complète. Elle comprend du découpage de différentes matières, de la peinture, du collage….

A la maison, on a fait plus simple ! J’ai préparé le travail, pris directement des feuilles de couleur. J’ai partagé mes étoiles de façon équitable entre les enfants qui se sont chargés du collage : des petites gommettes « étoiles » et des petits « pompons » brillants achetés dans un magasin de loisirs créatifs.

D’ailleurs j’aurais très bien pu m’en passer et faire des économies car dans la version de NLA, les boules du sapin sont réalisées dans du papier alu et le rendu est tout aussi joli.



Notre tronc a été fabriqué à l’aide de carton ondulé que j’ai roulé. Ça aussi c’est une variante maison car dans le magazine, c’est fait d’une autre façon. Mais je ne vais pas tout vous dire ! Je préfère que vous lisiez vous-même le magazine que vous pourrez vous procurer en suivant ce lien ou bien tout simplement chez votre marchand de journaux. Je précise que ceci n’est pas un article sponsorisé, que je n’ai pas d’actions dans le mag non plus. Je le trouve simplement très bien fait, par une équipe de surcroît très sympathique. D’ailleurs, je les remercie vivement : grâce à eux, les parents de mes petits trolls me prennent pour un as du bricolage !!




jeudi 9 décembre 2010

La fête des lumières

Hier, à Lyon, c’était le début de la fête des lumières. Je ne vous fais pas l’affront de vous expliquer ce que c’est. Même si vous ne faîtes pas partie des 4 millions de personnes qui viendront nous rendre visite d’ici la fin de la semaine, vous en avez sûrement entendu parler. On en a donc profité pour faire du « bricolage ».

Pour être dans l’air du temps et s’adapter à la nouvelle forme de cette fête des lumières, il aurait été plus malin de sortir les lampes de poche et de s’amuser avec les faisceaux de lumière. J’ai préféré néanmoins rester dans la tradition et de faire plancher mes trolls sur le thème de la bougie !! Parce que le 8 décembre au départ, c’était surtout les fameux lumignons sur les fenêtres !!

On a bien travaillé. La journée a commencé par la fabrication d’une bougie réalisée dans un rouleau de papier toilette que nous avons peint couleur cierge. Des cure-pipes ont servi de mèches et des flammes ont été découpées dans du papier Canson jaune. On a bourré l’intérieur du rouleau avec une feuille de papier froissée pour que la mèche tienne.





Et parce qu’il y a des jours comme ça où, à cause de l’excitation extrême de l’ambiance festive, même si on est très adepte de l’activité libre, il vaut mieux rester dans les activités « TRÈS dirigées » pour ne pas que la journée se termine en pugilat, on a continué à bricoler sur le même thème.

On a réalisé une belle composition dans laquelle les enfants ont pu assouvir leur passion pour le collage en tous genres !! J’avais préparé à l’avance tous les éléments de la composition. Il s’agissait de coller sur une demi feuille A4 (elle-même collée sur une autre feuille A4) 3 bougies que l’on a fait apparaître en léger relief (oui je sais ce n’est pas évident sur la photo mais il faut me croire sur parole) en intercalant entre la feuille et la bougie un petit morceau de carton. Dans les règles de l’art, j’aurais du acheter de la mousse adhésive double face, mais dans les règles de l’art, ça m’aurait coûté plus de 6 euros. La solution du petit bout de carton avait le grand avantage d’être gratuite et finalement peut être plus simple pour les petits.



J’ai donné les consignes au départ. J’ai été la première étonnée en voyant qu’elles avaient été respectées à la lettre (pas une seule gommette ne dépasse du cadre par exemple !!!) On aurait même pu faire un travail plus pédagogique en insérant des tris dans la composition (3 bougies de tailles différentes à placer de la plus petite à la plus grande, ou bien encore 3 teintes d’une même couleur à trier de la plus claire à la plus foncée….) Mais le but du jeu là, c’était surtout de les occuper et de canaliser leur énergie débordante en ce jour de fête.

Bon, vous allez encore me dire : c’est bien joli toutes ces idées « bricolage » mais ça arrive encore après la bataille ! Le 8 décembre c’est fini. D’accord mais l’avantage c’est que ce thème là, vous pouvez aussi le recycler pour Noël ou même pour le nouvel an !!!


mardi 30 novembre 2010

On a testé : Le Parc Bazin nouvelle version

On a beaucoup de chance à Montchat. Coup sur coup tous nos parcs ont eu droit à une grande réfection !!! Après Chambovet et le parc de l'Église, c'est en effet le tour du Parc Bazin.




Le Parc Bazin ou Parc des Acacias puisque situé 16 avenue des Acacias dans le 3ème arrondissement, était déjà un parc très agréable. J'aimais beaucoup y emmener les enfants car sur ce vaste espace se trouvaient réunis des jeux pour tous les âges, des grands arbres, et de grandes pelouses ou l'on peut organiser des pique-niques (c'est d'ailleurs ce que nous faisons chaque année avec la maison Potiron, notre relais d'assistantes maternelles). Le gros avantage de ce parc à mes yeux, c'est que contrairement au parc Chambovet par exemple, les enfants où qu'ils aillent sont toujours à portée de regard. Ils peuvent ainsi jouir une certaine liberté ne pouvant pas "disparaître" au détour d'un  monticule de terre ou d'un bosquet trop dense. Je ne voyais d'ailleurs pas trop l'utilité de le rénover puisqu'il me paraissait plutôt en bon état. Et là, j'avoue que j'ai été bluffée !!!

Les nouvelles installations sont en effet des plus intéressantes : originales, pour tous âges, on se croirait presque à la Villette à Paris (j'ai dit presque hein!!) Les structures classiques du style "toboggans" côtoient des espaces ludiques moins fréquents dans les parcs lyonnais tels que des trampolines, ou ce que l'on pourrait appeler des "parcours découvertes" je dirais presque des "parcours sensoriels" où l'enfant peut se découvrir sur des miroirs déformants ou parler à l'intérieur d'une fleur à un petit copain situé à une dizaine de mètres de là.






Les concepteurs du parc ont pensé à tout le monde puisque les sportifs n'ont pas été oubliés. Ils peuvent désormais disposer de différents "instruments de torture" pour parfaire leur jogging. Je trouve d'ailleurs très intéressant que le parc soit dédié à la fois aux petits et aux grands : la vue des sportifs s'entraînant au milieu des jeux provocant souvent de très intéressantes discussions avec les petits.

Le parc est encore en travaux. D'ici peu, nous pourrons découvrir les nouveaux terrains de sports collectifs qui seront bientôt en service.

On peut accéder au Parc à partir de la rue Jeanne d'arc (une petite voie piétonne à côté de la halte garderie des Montchatons vous y emmène. Il y a aussi une entrée du côté de la route de genas où un parc à chiens est aménagé.

Dernier gros avantage de ce parc : il se trouve en bordure de la voie de tramways !!!!  Et pour les tout petits, regarder passer les trams représente un plaisir évident qui peut à lui seul faire l'intérêt d'une ballade !! Surtout quand on a la chance de voir passer le "tramway rouze" celui avec le n'avion dessus !!!!





lundi 22 novembre 2010

Séparations et retrouvailles : réunion de l'association Pikler du 18 novembre 2010


Chose promise, chose due (petit clin d’œil personnel à l’animatrice de mon relais ainsi qu’à Sylvie Lavergne, ma psychomotricienne préférée) voici mon compte-rendu de la réunion Pikler du 18 novembre dernier à Lyon.

Cette réunion avait lieu dans le cadre des « rencontres de novembre des assistantes maternelles » que le groupe de Lyon de l’Association Pikler-Lóczy - France- Pour une réflexion sur l’enfant- propose chaque année à la même période.

Ces réunions ont pour particularité de n’être ouvertes qu’aux assistantes maternelles afin que celles-ci ne soient pas noyées dans la masse des autres professionnelles de la petite enfance. Cela permet ainsi d’aborder des sujets spécifiques à notre profession.

Cette année, elle avait pour thème « séparations et retrouvailles ». Elle était animée par Sylvie Mugnier, psychologue et intervenante régulière de l’association.

Il faut bien dire que peu d’assistantes maternelles avaient fait le déplacement. Nous étions en effet beaucoup moins nombreuses que d’habitude (une vingtaine d’abord, puis une trentaine lorsque les retardataires sont enfin arrivées. Mesdames, s’il vous plaît, la prochaine fois, pensez que le collège Gilbert Dru est situé dans un quartier assez pauvre en places de stationnement !!!). Il s’agissait pourtant d’un thème de la plus haute importance dans notre profession. Peut être a-t-il été annoncé trop tardivement. On peut se consoler en pensant qu’au moins, toutes les personnes présentes étaient réellement intéressées par le sujet.


Mais venons-en au sujet justement. Tout au long de la réunion nous avons abordé le thème sous les différentes formes qu’il peut revêtir du début à la fin d’un contrat avec une assistante maternelle.

I Les débuts de l’accueil :

La psychologue nous a invitées à nous poser différentes questions sur ce que représente la séparation. Comment l’enfant vit-il cela et comment on peut le préparer ? Il est important d’y réfléchir pour permettre à l’enfant de le vivre le mieux possible. On doit s’interroger sur ce que cela lui fait éprouver et sur ce dont il a besoin.

Toute sa vie l’enfant connaîtra des séparations. Cela participe à son développement. C’est donc tout à fait souhaitable. Se séparer, ça permet à l’enfant de devenir lui-même, de devenir grand. Les séparations provoquent des sentiments de malaise pour l’enfant et pour l’adulte. Çà ne va pas de soi, même pour les adultes. Nous éprouvons une sorte de tiraillement, de conflit car cela correspond à une crainte de se détacher et d’aller vers un endroit nouveau.

a) Pour l’enfant :

Les réactions face à l’inconnu de la séparation seront différentes en fonction de l’âge de l’enfant. On a pensé pendant longtemps que pour le bébé, ce n’était pas important, que c’était facile. C’était une affirmation trop rapide. Ce n’est pas parce que le bébé ne dit rien qu’il y est insensible. On pensait cela car on ne faisait pas attention aux expressions du bébé qui sont discrètes. Ce sont des manifestations réelles mais qu’il faut savoir décoder. Il ne faut jamais oublier que les bébés ont déjà toute une histoire avec leurs parents quand ils arrivent chez l’assistante maternelle à l’âge de 2 mois et demi en général. La mère le connaît. Elle est dévouée à son bébé. Elle commence à savoir comment le consoler. De plus, chaque relation mère-bébé est unique. Dans chaque famille, la mère a une relation particulière avec chaque enfant. Le bébé s’y habitue (portage, bercements) ; il connaît sa voix, son odeur. Il a déjà trouvé un rythme. Cette fiabilité du quotidien est sécurisante pour lui. De plus, Il a l’impression que sa mère n’est pas une personne indépendante. Le bébé et la mère sont confondus (relation fusionnelle). Grandir c’est sortir de cette situation de dépendance.

Nous avons désormais pris conscience des réactions du petit bébé. Ces réactions passent par le langage corporel et les attitudes. Il faut faire attention aux tensions dans son corps, quand il est porté, à la manière de détourner le regard, aux pleurs particuliers ou à leur absence. Certains bébés vont dormir beaucoup (ils s’absentent) et d’autres pas du tout (troubles du sommeil). On peut même voir apparaître le développement de maladies (fièvres). Il exprime son désarroi par rapport à cette situation. Tout petit, il ne sait pas encore, si, quand sa mère part, elle va revenir. Plus tard, quand il grandira, il pourra s’exprimer plus directement car il saura se différencier des personnes. Mais à 5 ou 6 mois, il lui faudra encore du temps pour se rendre compte que sa mère est revenue.

A 7 ou 8 mois, il a plus de capacités mais plus de souffrances aussi car il sait qui est sa mère. Au moment où il sait reconnaître sa mère, il a peur de la perdre.

La présentation de l’enfant à l’assistante maternelle revêt donc une importance capitale. Il est important de reconnaître le désarroi de l’enfant qui est réel, de lui signifier qu’on comprend. La tâche est ardue car ce n’est pas facile pour nous, donc repérer les signes de ce désarroi n’est pas si évident. Il est éprouvé, triste, il faut lui dire pour qu’il se sente moins seul, le préparer le mieux possible, aménager les situations.

b) Pour la mère :

Ce n’est pas simple non plus pour la mère qui doit confier son enfant. Il faut qu’elle fasse confiance mais elle a besoin de se rassurer. Il y a des craintes multiples qu’il faut verbaliser. Certaines fois, il n’y a pas de questions : c’est souvent pour se protéger, mais ça n’aide pas.

c) Pour l’assistante maternelle :

L’assistante maternelle, elle aussi, ressent des craintes. Car il ne faut pas oublier que la rencontre avec le petit enfant ravive toujours quelque chose de notre propre histoire. Çà fait écho avec le bébé qu’on a été et à la façon dont on a été mère.

II L’adaptation :

Il va donc falloir mettre en place une adaptation progressive avec des visites répétées, fréquentes.

a) Pour l’enfant :

L’enfant doit sentir concrètement que la séparation n’est pas définitive. L’important c’est la qualité de l’échange. Nous devons informer l’enfant, lui expliquer pour qu’il puisse faire connaissance de la maison, de la voix de l’assistante maternelle, en présence de sa mère. Il lui faut encore du connu (le drap de son lit par exemple, où la nacelle de sa propre poussette pour sa sieste plutôt qu’un lit inconnu). Le but c’est d’aider le bébé à vivre les changements sans désorganisation. S’il reçoit des soins de qualité, il est dans la continuité. Il ne vit pas de rupture. Il poursuit son développement et retrouvera plus facilement les parents.

Pour les parents :

Il peut être bon de faire connaissance avec l’assistante maternelle en présence des autres enfants accueillis pour arriver à faire confiance. Au début la mère doit s’occuper elle-même de son bébé afin que l’assistante maternelle puisse prendre connaissance de la façon dont elle prend soin de son enfant, non pas pour juger, mais pour être dans une certaine continuité.

Pour les assistantes maternelles :

il faut aussi du temps pour faire connaissance avec les parents et le bébé. Il faut qu’elle trouve sa place qui est différente de la place des parents. Elle devra par exemple toujours laisser à la mère l’introduction des nouveautés. Elle doit se rendre disponible pour les moments d’échanges. Elle devra attendre que l’enfant soit prêt à aller dans ses bras avant de le prendre et pour cela attendre l’apparition des 1ers signes (sourires, regards….) Le premier biberon ne sera donné que si l’enfant est détendu dans les bras. Il peut être judicieux aussi que la maman soit présente au réveil de la première sieste.


III Les séparations quotidiennes :

Après une adaptation réussie, il s’agira de garder en mémoire ce que signifient pour l’enfant ces séparations et ces retrouvailles. Car tous les jours, tout au long de l’accueil, ce phénomène va être réactivé par l’arrivée des parents. Cette situation n’est pas toujours simple. Il faut continuer à être vigilant. Ce n’est pas parce qu’on connaît bien l’enfant et ses parents qu’il ne faut pas être attentif. Selon les situations particulières c’est plus ou moins facile. Dans son comportement de l’enfant cherche à garder le contrôle. Chacun doit se séparer en sécurité.

La vie de l’enfant chez l’assistante maternelle est marquée par la régularité et la continuité (du moins elle devrait l’être). L’enfant a vécu des choses importantes, repérables. Tout est remis en question par l’arrivée des parents. A ce moment là, l’enfant peut avoir un comportement pour le moins étrange (On pourrait croire qu’il est en colère après eux). Les retrouvailles ne sont pas toujours idéales. C’est comme si il fallait se recomposer intérieurement. L’enfant a besoin de temps. A moins de 1 an, il n’a même pas conscience qu’il est lui-même. Il ressent donc des sentiments ambivalents qui peuvent se concrétiser par des pleurs, cris, tensions, des regards qui se détournent des raidissements du corps, des transgressions plus ou moins impressionnantes. On peut le comprendre. Cet enfant ressent un mélange de sentiments : L’amour de ses parents mais aussi des sentiments moins agréables. C’est comme un conflit de loyauté, une contradiction. Il doit découvrir qu’il est possible d’aimer sa mère et son assistante maternelle. Il exprime son trouble interne. Il peut vouloir s’assurer que la relation entre les parents et l’assistante maternelle continuent à exister. Il veut vérifier la situation. Il faut le vivre avec l’enfant. Quand l’enfant tape ses parents par exemple, c’est bien souvent parce qu’il n’a pas de mots pour montrer son désarroi. Plutôt que de se contenter de régler le problème en faisant preuve d’autorité, on devrait réfléchir à la situation. Comment peut-on accompagner l’enfant ? Pourquoi fait-il cela? A-t-il été bien préparé ? L’enfant a du mal à se sentir réuni. L’assistante maternelle doit tenter de trouver des réponses quand l’enfant est débordé par ses émotions. Chaque cas sera donc particulier. Là, certains d’entre vous vont être déçus car peut être auriez-vous aimé trouver des solutions toutes faites à ce genre de problèmes. Une sorte de mode d’emploi style « Les séparations et les retrouvailles pour les nuls ». Il ne faut pas oublier que la réunion était animée par une psychologue et non pas par un « coach sportif ». Comme toute bonne psychologue, son but était de nous amener à nous poser nous-mêmes les bonnes questions et à trouver en nous, les solutions les plus adaptées, en ayant à l'esprit que le comportement du bébé a toujours un sens. Les questions viennent d’ailleurs d’elles-mêmes lorsqu’on a pris conscience de ce que ces moments représentent pour l’enfant.

J’ai parlé des séparations, peut être parce que cela me touchait plus personnellement, mais les remarques sont évidemment les mêmes en ce qui concernent les retrouvailles du matin. En cas de difficultés, il faudra s’interroger sur la façon dont on s’installe, où est-ce que l’on est, que se dit-on … On notera donc l’importance de bien s’entendre avec les parents et de bien comprendre leur démarche pour que l’enfant se sente en sécurité. Il est ainsi judicieux d’instaurer un décalage des horaires entre les différentes familles pour les arrivées et les départs, afin d’avoir du temps pour chacun.

IV Les fins de contrats :

On ne peut évidemment pas passer sous silence la dernière façon d’aborder le sujet bien que nous ne l’ayons que survolé : les séparations dues à la fin des contrats. Que dire sinon, de continuer sur la même lancée en s’interrogeant à l’avance sur la façon dont tout le monde va le vivre : enfant, assistante maternelle, parents. On peut ressentir le besoin de préparer un petit album photo que l’on donnera à l’enfant, enfant que l’on reverra ou pas selon les motivations du départ et les aléas de la vie.

Ainsi s’achève mon compte rendu. L’exposé de Sylvie Mugnier a été suivi d’un petit temps d’échange où les assistantes maternelles ont pu exposer des problèmes plus personnels. Je ne vous en dirais rien, d’abord justement parce qu’il s’agissait de cas personnels et aussi parce que vous n’aviez qu’à être présents !!!! Voila !! J’espère que pour la prochaine réunion la salle sera comble. Elle aura lieu le 17 février 2011. Elle concernera cette fois tous les professionnels de la petite enfance. Elle aura pour thème : l’enfant dans sa deuxième année. Je vous en reparlerai sur la page lyonnaise.


mardi 16 novembre 2010

Le schéma corporel.

Je vais vous présenter une activité qui ne coûte pas un kopek (j’aurais pu caser ça dans la catégorie « récup » si celle-ci existait) et que vous pourrez moduler et adapter selon vos envies, votre imagination et l’âge de vos razmokets.

Il y a quelques années, un papa informaticien avait eu la riche idée de me récupérer des vieux listings ayant déjà servis pour en faire des feuilles de dessins pour les gnomes. Il y en avait des kilos. A l’époque on ne devait pas faire d’économie de papier dans les services informatiques. Et l’avantage du listing, c’est que ça peut nous faire une surface de dessin gigantesque puisque les feuilles ne sont pas imprimées recto-verso. J’ai donc eu l’idée (bon d’accord j’ai piqué l’idée à une gentille maîtresse de maternelle) de prélever le nombre de feuilles nécessaire pour dessiner les enfants « grandeur nature » et de les faire travailler sur le schéma corporel.

Comment ça se passe ? Et bien c’est tout simple : je dépose par terre une bande de papier à la dimension de l’enfant (ce qui correspond en général à 4 ou 5 feuilles) ; je demande à l’enfant de se coucher sur cette surface et je dessine les contours de son corps avec un feutre. Ensuite, c’est à l’enfant de se mettre au travail et de se dessiner en détail. Le travail sera plus ou moins élaboré selon l’âge et le niveau de développement de l’enfant. Je laisse l’enfant dessiner à sa guise tout en lui proposant d’aller se regarder dans un grand miroir et de s’observer. C’est ainsi qu’ici, un drame a été évité de justesse ! Mon artiste en herbe n’était pas contente de son travail car parmi les traits qu’elle avait dessinés pour représenter ses cheveux, l’un d’entre eux était beaucoup moins droit que les autres (on peut même dire que c’était une magnifique spirale). Et ça, ça l’énervait beaucoup. Ça ne la dérangeait pas de se rajouter des bras au niveau du cou mais un cheveu qui frizouillait alors là !!! Nan !!! Je l’ai alors invitée à aller s’admirer devant la glace et elle a pu constater de visu que ses vrais cheveux étaient réellement bouclés comme sur son dessin, état qu’elle ne semblait pas avoir remarqué avant. Son regard s’est alors illuminé et elle est revenue à son dessin pour remplacer toutes les baguettes de tambour par des boucles avec une fierté non dissimulée.



Pour cette séance, nous nous sommes arrêtés là. Lorsque mes propres enfants étaient petits et que je disposais donc d’un nombre important de petits artistes en herbe de 2 à 10 ans, je profitais de ce « travail » sur le schéma corporel pour réaliser des activités de groupe. Nous nous servions de l’empreinte du corps d’un copain pour réaliser la base d’une œuvre collective. On affichait cette base sur le mur et chaque enfant choisissait de fabriquer une partie du corps de ce qui allait devenir un personnage. Les plus grands se chargeaient des détails, et il y avait toujours un petit travail pour les plus petits (collage de gommettes ou peinture). C’est ainsi que nous avions réalisé une sorcière pour Halloween et un clown pour Carnaval !!



Ces réalisations vous sont d'ailleurs expliquées en détail dans la rubrique "Bricolage" du site principal respectivement dans la section Halloween et Carnaval.


Dans l’idée originale de la maîtresse, les enfants habillaient leur silhouette avec de vrais morceaux de tissus et réalisaient leurs cheveux avec de la laine. C’est l'une des nombreuses déclinaisons possibles de cette activité.


dimanche 17 octobre 2010

"Les marionnettes jouent la différence"



Mercredi 6 octobre dernier, j’ai assisté à une réunion organisée par le réseau différence et petite enfance de l’association une souris verte.

Cette association née en 1989 de la volonté de parents d’enfant en situation de handicap, a pour objectif de sensibiliser aux différences et d’inclure les jeunes enfants en situation de handicap dans la société. Elle gère ainsi une halte garderie accueillant des enfants différents en compagnie d’autres enfants ( 32 places dont 1/3 d’enfants en situation de handicap).

L’association est  à l’origine de la création du « Réseau différence et Petite Enfance », qui rassemble plus de 90 structures petite enfance, centre de loisirs et structures spécialisées. Il est ouvert à tous les acteurs de la petite enfance de la Ville de Lyon. Il permet la diffusion d’informations tant par des rencontres thématiques que par la mise à disposition d’un fond de documentation sur la question.

Parmi toutes les activités du réseau, un petit groupe de professionnels travaille sur la création de valisettes à destination des structures d’accueil petite enfance (crèche, centre de loisirs, école). Ces valisettes sont conçues comme des outils ludiques et pédagogiques pour sensibiliser les enfants et les adolescents à la différence. Elles ont chacune un thème : Littérature, marionnettes, jeux et jouets….Elles permettent de donner des outils pour parler du handicap.  La réunion  avait donc pour but de nous présenter ces valisettes. Elle était réservée aux assistantes maternelles qui avaient été invitées par l’intermédiaire de leur relais.

Elle était animée par Gaëlle Levi, éducatrice de jeunes enfants, et Téresa Caci, animatrice au Relais « Maison Potiron ».

Après une brève présentation des valisettes en général, Téresa Caci nous a plus particulièrement présenté la Valisette "Marionnettes". Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas de marionnettes dans le sens traditionnel du terme. La valisette (en fait de valisette, j’ai d’ailleurs été surprise que celle-ci ressemblent plus à une malle qu’à la petite valise à laquelle je m’attendais) comprend toute une série d’ouvrages destinés aux enfants sur le thème de la différence et du handicap, et chaque livre est accompagné d’objets ou de jouets manipulables par les petits eux-mêmes, permettant de mettre en scène l’histoire afin d’expliquer et de dédramatiser les situations que peuvent vivre les enfants.

Térésa nous a donc tout simplement raconté une des histoires et nous l’a jouée avec le matériel mis à disposition. Il s’agissait de 7 souris dans le noir de  Ed Young.


 Aveugles, les souris tentent chacune à leur tour, de formuler des hypothèses pour percer le mystère de l’étrange chose qu’elles ont devant elles. Une à une elles explorent  une partie et donnent une réponse, puis un petit souriceau aura l’idée d’explorer cette « chose » entièrement.

C’est ensuite que nous avons du passer à l’action nous aussi. Les assistantes maternelles présentes ont été séparées en groupes de 5 qui ont eu pour mission de prendre connaissance d’un des livres de la valisette et de « l’interpréter » comme l’avait fait Térésa. Cet exercice avait pour but de nous faire prendre conscience qu’avec des outils simples, nous pouvions parler du handicap et aider les enfants à découvrir la différence en jouant.

Parmi les ouvrages de la valisette, j’ai retenu 4 petits coins de rien du tout de Jérôme Ruillier, Docteur Blabla de Aude Morel (pour les personnes présentes à la réunion, je lève le voile de l’anonymat de la rédactrice de cet article : j’étais le docteur Blabla de la soirée !!!) Tout allait bien de Franck Prévot, Lili d’Agnès Lacor et bien d’autres encore.

Après nos interprétations, nous avons eu un petit temps de debriefing  durant lequel nous avons pu donner nos impressions. Nous avons donc toutes constaté qu’avec ces techniques d’animation, il était finalement aisé d’aborder ces différents thèmes avec les enfants.

La discussion a vite tourné sur le fait que nous ne sommes jamais très nombreuses, nous assistantes maternelles, à ce genre de réunions (heureusement que quelques animatrices de relais étaient là pour étayer les rangs, il est vrai, assez clairsemés). Certaines pensaient qu’il s’agissait d’un défaut d’information. Les assistantes maternelles ne seraient pas au courant de l’existence de ces réunions. Pour ma part, je ne pense pas que nous devions incriminer le manque d’information. L’information, elle existe, elle est diffusée (merci à Térésa d’avoir affiché l’info aux portes du relais avant même sa réouverture). Mais pour être au courant, il faut évidemment être en demande. Or de nombreuses assistantes maternelles se basent seulement sur leur expérience de mère de famille pour exercer leur profession. Elles n’ont donc pas conscience qu’elles peuvent améliorer leur pratique en se formant et en s’informant, ce qui est bien dommage. C’est cela qu’il faudrait changer, peut être en sensibilisant davantage les futures assistantes maternelles au cours de leur formation de base.

Pour finir la soirée, Les animatrices nous ont présenté les valisettes "Jeux et Jouets". Elles se déclinent en 2 versions : une pour les moins de 3 ans et une autre pour les plus de 3 ans. Elles sont composées de divers jeux et jouets (poupée avec attelle, ou fauteuil roulant…) mais aussi de véritables accessoires médicaux (masques, stéthoscopes…..)  




Toutes ces valisettes sont en priorité réservées aux structures adhérant au réseau qui peuvent les louer pour un mois renouvelable, mais sont aussi empruntables par des familles non adhérentes en contactant le centre de documentation et d’information


jeudi 7 octobre 2010

Hérisson tout hérissé !!!!



Si vous m’avez déjà lu, vous savez que le bricolage et les œuvres d’art à ramener à papa-maman, ce n’est pas vraiment le style de la maison !! Je préfère de loin jongler entre activité libre et activité dirigée durant lesquelles je laisse les enfants manipuler en toute simplicité. Mais bon, cette année j’ai des grands dont une périscolaire qui commence à être très demandeuse de ce genre de choses. Alors il n’y a pas très longtemps on s’est lancé. Le changement de saison était un bon prétexte et la découverte d’un nouveau magazine de bricolage pour enfant (NLA créations) a fait le reste.

J’avais donc un peu craqué pour un petit hérisson qui m’avait fait de l’œil dans ce magazine et qui était réalisé avec des pommes de pin. Il s’agissait de créer le corps de l’animal avec de l’argile et de venir piquer sur son dos les éléments de la pomme de pin préalablement séparés.

J’ai programmé cette activité sur deux jours en leur expliquant ce qu’on allait faire. Le premier jour, nous irions ramasser des pommes de pin et le lendemain nous fabriquerions nos petits hérissons avec notre cueillette. J’aime programmer des activités sur deux jours parce que ça permet aux enfants de se projeter dans l’avenir même si il est proche, de travailler le projet comme dirait Jean Epstein. On apprend la patience et la notion de temps.

D’autre part lorsque l’on prend le temps d’expliquer à l’avance comment vont se dérouler les journées à venir, j’ai l’impression que les arrivées et même les départs des enfants en sont facilités. En général, ces jours là, ils partent de la maison sans faire les intéressants devant les parents (oui toutes les assistantes maternelles vous diront que le moment du départ est souvent compliqué et que même le plus gentil des gnomes peut se transformer alors en petit diable) et le lendemain, ils mettent d’eux-mêmes leurs parents à la porte tout pressés qu’ils sont de commencer l’activité. Ça m’a d’ailleurs fait réfléchir sur la nécessité de mettre en place un rituel de fin de journée comportant le planning des jours suivants, dans le but d’éviter les crises de passation de pouvoir nounou/parents ou parents/nounou. Je suis sûre que ça devrait contribuer à rendre l’instant moins difficile pour l’enfant.

Pour en revenir à nos hérissons, le lendemain de notre ballade au parc, nous nous sommes mis au travail. Nous n’avons pas vraiment suivi la fiche de bricolage de NLA. C’était plutôt dans le genre freestyle notre affaire ; nous n’avons d’ailleurs pas utilisé de l’argile mais de la simple pâte à modeler. Cependant l’idée venait bien du magazine.

( le petit bonhomme perdu au milieu des hérissons est une idée et une réalisation de la fillette elle-même, sans intervention de ma part ; je lui ai juste proposé de mettre un peu de pâte à modeler dessous pour qu'il puisse tenir debout)

Je me suis aperçue à cette occasion que bien que paraissant enthousiasmés par cette petite bête, les enfants n’avaient qu’une vague idée de ce que c’était vraiment. Je me suis donc dit qu'une prochaine fois, je reprendrai cette activité en l’incluant dans une journée voire une mini-semaine à thème dont la vedette serait le hérisson. Déjà cette fois-ci, tout à fait par hasard, ce jour-là nous avons mangé des pâtes à l’effigie de cette bestiole, entre autres.


L’année prochaine nous rajouterons des comptines sur ce thème (Hérisson tout hérissé vous connaissez ?) des livres (histoires et documentaires) des coloriages ou autre réjouissance.
Si le genre freestyle n’est pas pour vous, et que vous préférez être guidés étape par étape, courez acheter le magazine. D’une conception très soignée, il est très agréable à parcourir et donnerait presque envie aux plus récalcitrantes, de se mettre au bricolage. Il est en vente en kiosque ou sur internet. Vous le trouverez à cette adresse :




mercredi 6 octobre 2010

A.A.M.A.D.E.L

Lors de la soirée "Spécial Assistantes Maternelles" du réseau DEPE à laquelle je viens de participer, j'ai fait la connaissance de charmantes personnes responsables d'une association d'assistantes maternelles agréées, créée en 1995 sur Lyon 6ème.

Cette association s'appelle A.A.M.A.D.E.L. Elle a pour objectif de tirer les assistantes maternelles de leur isolement, de les renseigner sur leurs droits, et de les faire reconnaître comme de véritables professionnelles de la petite enfance. Elles sont notamment (et je vous en reparlerai) organisatrices avec TPMA de la 5ème rencontre professionnelle des assistantes maternelles qui se déroulera à Lyon le 5 février 2011.

Pour en savoir plus et particulièrement pour connaître le programme de cette journée, rendez-vous sur leur blog :



lundi 4 octobre 2010

Le bistrot à tisser : une AMAP à Montchat Lyon 3

C'est tout neuf, ça vient de se créer à Montchat au 71 rue Jeanne d'Arc. C'est une AMAP mais pas que !!!

Le bistrot à tisser "est né de l'envie de consommer autrement (consommer responsable), du désir de changer son rapport à la ville, à son quartier, à ses voisins, du rêve d'ouvrir grâce aux autres des sentiers insoupçonnés pour vivre mieux, ensemble."

Dans ce lieu vous trouverez donc : 

- une AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne) qui vous propose un panier de légumes tous les jeudis. Ces légumes proviennent d'un producteur régional qui est en pleine restructuration afin d'obtenir un label Bio (ce qui sera effectif pour de nombreux produits dès fin 2010).

- une épicerie bio

- une plateforme d'échanges de biens et de services

- des ateliers de mobilité douce.....

Pour en savoir plus et adhérer, visitez leur site internet :


dimanche 26 septembre 2010

Quai des Ludes



Quai des Ludes est une association à but non lucratif qui développe des activités autour du jeu à Lyon depuis 1972. L'association Quai des Ludes est devenue la plus importante ludothèque de France et d'Europe et fait office de référence en matière de jeu. Elle a aujourd'hui les moyens de faire de Lyon une plaque tournante dans le domaine du jeu en créant le Pôle National du Jeu et du Jouet. De plus, Les ludothécaires peuvent intervenir dans de nombreux lieux (crèches, écoles, centres de vacances ou de loisirs, centres sociaux, entreprises, relais assistantes maternelles, PMI…) et pour tous types d’événements à la demande (temps forts, fêtes d’été, arbres de noël, portes ouvertes, inaugurations…).


Liste des ram lyonnais

1er Arr. :
Les P'tits Soyeux - Relais Assistants Maternels
16 rue Pouteau 69001 Lyon Tél. 04 78 28 65 61

 
3ème Arr. :
Maison Citrouille - Relais Assistants Maternels
285 rue André Philip 69003 Lyon
Tél. 04 72 04 50 92

 
Maison Potiron - Relais Assistants Maternels
32 rue Professeur Florence 69003 Lyon
Tél. 04 78 18 50 90

 
4ème Arr. :
Le jardin des Gônes - Relais Assistants Maternels
Adresse/Contacts 4 Impasse Chazière 69004 Lyon
Tél. 04 78 30 62 08


5ème Arr. :
1,2,3 soleil - Relais Assistants Maternels
10 avenue de Ménival 69005 Lyon
Tél. 04 37 41 07 33
Mail: relais123soleil@wanadoo.fr

 
Grain D'Soleil - Relais Assistants Maternels
34, rue de la Quarantaine 69005 Lyon
Tél. 04 78 42 60 37


 

6ème Arr. :
Canne à sucre - Relais Assistants Maternels
197 cours Lafayette 69006 Lyon
Tél. 04 78 24 12 79
Mail: relaiscanneasucre@free.fr

 
Les pitchounes du 6e - Relais Assistants Maternels
85, rue Bossuet 69006 Lyon
Tél. 04 72 74 43 20

 
7ème Arr. :
Pouss'7 - Relais Assistants Maternels
30 rue Renan 69007 Lyon
Tél. 04 72 76 27 26
Mail: relaispouss7@free.fr
 

8ème Arr. :
L'Envolée - Relais Assistants Maternels
134 rue Challemel Lacour 69008 Lyon
Tél. 04 37 90 01 81
Mail: relais.lenvolee@wanadoo.fr

Les Alouettes - Relais Assistants Maternels
9 rue des Alouettes 69008  Lyon
Tél. 04 37 90 66 38
Fax 04 78 01 92 29
Mail: relais.alouettes@wanadoo.fr

9ème Arr. :
Baby 9 - Relais Assistants Maternels
5 rue Mazaryk cage B 69009 Lyon
Tél. 04 72 85 04 54
Mail: relaisbaby9@wanadoo.fr

Baby Duch - Relais Assistants Maternels
5 avenue du Plateau Tour Panoramique 69009 Lyon
Tél. 04 78 66 03 10
Mail: babyduch@wanadoo.fr

Baby Loup - Relais Assistants maternels
53 bis rue Sergent Michel Berthet 69009 Lyon
Tél. 04 72 19 42 46
Fax 04 72 19 42 46
Mail: relais.babyloup@wanadoo.fr

mardi 7 septembre 2010

L’apprentissage de la générosité et de la solidarité.



Activité un peu spéciale ce jour-là pour mes trolls à qui j’ai tenté d’inculquer quelques notions de générosité, de dons, et de partage. Y’a-t-il un âge pour cela ? Et bien vous le saurez si vous me lisez jusqu’au bout !!

L’idée de cette activité est partie d’une cyber-rencontre avec une collègue assistante maternelle comme moi, qui m’a présenté son action auprès des enfants hospitalisés particulièrement, mais aussi auprès tous ceux qui, à un moment, ont besoin de solidarité. Elle s’appelle Jacqueline et a intitulé son projet « Couleurs de Mo….mes »
Son but : apporter du réconfort à des enfants en leur envoyant des dessins faits par d’autres enfants. Sa particularité : collecter des couvercles de petits pots pour les faire décorer par les petits. Son action : sensibiliser les enfants, et leur donner envie de partager, de donner, tout en s’amusant ; les aider à devenir des personnes généreuses et responsables.
Comme il vaut toujours mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses Saints je vous donne directement le lien de son blog sur lequel vous trouverez toutes les informations nécessaires :


Je consacre désormais mon article à l’expérience que nous avons réalisée ici à partir de son idée.

Tout d’abord nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout de la démarche car il aurait fallu pour cela disposer d’un grand nombre de couvercles de petits pots. Or, actuellement je travaille avec des familles pour qui ce genre d’alimentation, c’est « Le Mal » Je n’ouvre pas ici un débat pour savoir ce qu’il faut en penser : je respecte simplement le désir des parents. Il me restait toutefois quelques couvercles que j’avais gardés de l’époque reculée de mes débuts pour les intégrer à des jeux de tri ou pour en faire des instruments de musique (si si !! quand vous appuyez sur un couvercle de petit pot ça fait un ploc très sympathique). Nous nous en sommes donc servis pour réaliser nos œuvres.
J’ai expliqué à mes trolls ce que l’on allait faire en prenant bien soin de leur dire que nous enverrons notre beau travail à Jacqueline qui elle, se chargerait de les distribuer à des enfants qui sont malades, et qui ne peuvent pas sortir de l’hôpital. On allait donc faire des beaux dessins pour leur faire plaisir et pour décorer leur chambre en attendant qu’ils soient guéris. Nous avons donc dessiné, découpé puis collé :







J’insère ici une petite remarque sur ce que cela nous a apporté au point de vue apprentissages purs : cette activité nous a permis de travailler sur quelques consignes simples comme celle de dessiner à l’intérieur d’un cercle sans dépasser.



Pour finir, je vais lever le voile sur cette question cruciale : y’a-t-il un âge pour apprendre la générosité et la solidarité ? Et bien OUI !!! Incontestablement. Si j’ai rencontré un franc succès du côté de la schtroumpfette de 3 ans et ½ qui était ravie et fière de ce qu’elle réalisait en toute connaissance de cause puisqu’elle a été capable d’expliquer elle-même la démarche à ses parents, le troll de 2 ans et ½ qui l’accompagnait ne l’a pas du tout entendu de cette oreille. Il a même carrément refusé de poursuivre l’activité quand il a saisi qu’il ne ramènerait pas son œuvre chez lui. Moralité : le troll de moins de 3 ans se la joue perso !!! C’est pas très « sports collectifs » un mini-troll. Normal me direz vous : avant d’apprendre à jouer au foot, faut d’abord apprendre à courir non ? Ce n’est que quand il commencera à se connaître lui-même qu’il pourra s’intéresser aux autres. Enfin il me semble….

En ce qui concerne la schtroumpfette, le bilan est plus que positif et elle est prête à recommencer dès que l’occasion se représentera. Ce que nous ne manquerons pas de faire.

Ps. Jacqueline est aussi présente sur Myspace





dimanche 22 août 2010

Les couleurs

Je vais encore vous présenter une activité d’une affligeante simplicité tant et si bien que vous allez finir par penser que je me crois sortie de St Cyr ou de la cuisse de Jupiter ! C’est vrai quoi, quand on cherche à occuper les trolls, on essaye plutôt de taper dans l’original. Là, je reconnais, ça l’est pas tellement, original. Enfin pour nous, parce que lorsque l’on se place au niveau de l’enfant, pour lui, tout est original, puisque tout est découverte !!

J’avais acheté il y a quelques années une des innombrables versions de ce fameux jeu de boules avec une « piscine » en plastique. La piscine, elle a rendu l’âme depuis longtemps déjà mais j’ai gardé les boules. Les trolls ont détourné d’eux-mêmes l’activité en s’amusant tout simplement à lancer ou à remplir et vider des récipients.

En tapant « Montessori » sur YouTube, j’ai eu l’idée d’aller un peu plus loin et d’en faire un jeu de tri. La photo parle toute seule, je n’ai pas besoin de vous expliquer.



L’avantage de cette activité, c’est que l’on peut intégrer au jeu des tout petits qui eux se contentent de remplir les bassines. Avant 15 mois, l’observation et la manipulation de tout ce qui est « contenu-contenant » les intéresse au plus haut point. Les grands trolls se chargent alors tout fièrement de corriger les erreurs des razmokets avec une grande satisfaction.

Je vais maintenant vous dévoiler ma source :


Autant vous le dire tout de suite, mon razmoket à moi n’est pas encore arrivé à ce niveau de réflexion et de dextérité. Mais ça viendra !!

Une dernière petite chose pour vous dire que si je tiens tout de même à vous les présenter, ces simplettes activités, c’est que lorsque j’ai débuté dans la profession et bien figurez-vous que je n’y pensais même pas !! J’allais plutôt piocher mes idées à l’école maternelle dans les exercices proposés pour la toute petite section. Du coup, cette activité par exemple, je la réalisais, mais en prenant comme support des gommettes et une feuille de papier. J’oubliais simplement que la motricité fine de l’enfant n’était pas encore assez développée pour mener à bien l’opération. Il s’en suivait alors une frustration, pour l’enfant qui se trouvait en échec et pour la nounou qui n’était pas satisfaite du travail effectué (et qui se permettait au passage de juger alors qu’elle n’aurait pas du). Avec nos boules et nos bassines, on se concentre uniquement sur le tri lui-même ou même simplement sur le remplissage et on peut même finir par une séance de tir pour marquer des paniers comme au basket si on n’a plus envie de réfléchir !!

mardi 17 août 2010

La mère Denis !!

Encore une activité que j’ai puisée dans la vie quotidienne. Enfin quand je dis ça je rigole doucement car ce n’est pas le genre de choses que je fais quotidiennement justement !! Certains pulls m’ayant coûté la peau des fesses auraient préféré d’ailleurs vu la tête qu’ils avaient au sortir de la machine à laver !!!! Enfin passons et allons directement droit au but.

Ce jour-là, nous avons donc donné dans le lavage à la main !!! Et on va commencer par la conclusion : l’activité a remporté un franc succès. Et cela, même si je n’avais sous la main, qu’un représentant de la gent masculine, la schtroumpfette étant encore en vacances.

Je vous explique tout d’abord le déroulement de l’opération. J’ai installé l’activité dans ma salle de bains. J’ai expliqué au troll que l’on allait laver les vêtements des poupées. J’ai posé 2 bassines sur 2 petits tabourets de « mes amis les suédois » dans la baignoire, afin que l’activité soit pile à la hauteur de l’enfant. J’ai rempli l’une des bassines avec de l’eau tiède pour le lavage et l’autre avec de l’eau froide pour le rinçage (la bassine d’eau tiède à gauche pour que l’activité se déroule dans le même sens que l’écriture comme je l’ai déjà expliqué dans l’article consacré aux haricots).

J’ai ensuite expliqué à l’enfant comment procéder en lui fournissant un petit morceau de savon de Marseille à la taille de sa main. Je lui ai expliqué comment rincer son linge, puis comment l’essorer pour ne pas en mettre partout en le roulant dans une serviette (comme quand on fait « rouli roula » avec les crêpes m’a-t-il dit) et enfin comment l’étendre. Je vous rappelle qu’à la maison depuis l’activité "pince à linges" on maîtrise à fond le geste !! Une bonne occasion pour appliquer sur du concret ce que l’on a appris dans une autre activité.



Passons maintenant à ce que cela a apporté à l’enfant. D’abord visiblement un grand moment de plaisir : ce genre d’activités les occupe toujours plus qu’on ne s’autorise à le penser au départ. Il faut presque négocier la fin de l’activité. Ensuite le petit a enrichi son vocabulaire : essorer, rincer, ce ne sont pas des termes que l’on utilise couramment à 2 ans ½. L’activité est complexe car elle permet de réaliser plusieurs opérations, dans un sens donné qu’il faut comprendre et respecter pour la mener correctement à son terme.

Pour parfaire l’activité on peut aussi fournir à l’enfant une petite serpillière afin qu’il répare lui-même ses dégâts si il met de l’eau un peu partout dans la salle de bains. Si l’activité est faite dans le bon sens comme je l’indiquais plus haut, elle représente aussi une bonne approche de l’écriture même si à première vue on ne voit pas trop le rapport. Le fait d’utiliser une bassine d’eau tiède et une d’eau froide a aussi son importance pour l’éveil sensoriel du petit (on n’oubliera pas de faire parler l’enfant sur ce qu’il ressent quand il trempe ses doigts dans l’eau).


Prochaine étape : tenter cette activité avec 2 trolls en même temps (et donc avec une autre organisation) car j’avoue que pour l’instant je ne l’ai expérimentée que lorsque occasionnellement je n’accueillais qu’un seul enfant.

Ps : Au fait la mère Denis de mon titre, ça vous parle ? Parce que je viens de me rendre compte que j’ai fait là une allusion à quelque chose qui remonte à un temps que les moins de 2 X 20 ans ne peuvent pas connaître !!!!





lundi 2 août 2010

Eveiller, épanouir, encourager son enfant : la pédagogie Montessori à la maison



Parmi tous les livres consacrés à la pédagogie Montessori, j’ai jeté mon dévolu sur celui de Tim Seldin Président de « The Montessori Foundation » et membre de l’International Montessori Council et j’ai donc consacré quelques heures de mes vacances à sa lecture.



Pourquoi celui-là ? Simplement parce que c’était le seul disponible chez mon libraire. Autant dire que je n’avais aucun a priori que ce soit positif ou négatif.

Cet ouvrage, selon les termes de l’éditeur propose une mine d’activités, de jeux passionnants, d’expériences tactiles, sonores, visuelles, de la naissance à l’âge de six ans, pour apporter à votre enfant tout ce dont il a besoin pour se développer, s’épanouir et acquérir le sentiment d’être un individu compétent, capable, qui a confiance en lui et s’estime.

Ce fut une lecture effectivement assez agréable. L’auteur nous explique très brièvement qui était Maria Montessori et nous propose un éventail d’activités, de façon de faire et de se comporter, pour intégrer la pédagogie Montessori à la maison et ceci dès la naissance.

On va tout de suite commencer par ce qui fâche et parler de ce que je n’ai pas apprécié dans l’ouvrage.

Du côté des points négatifs, j’ai donc été gênée (un peu) par le fait que Tim Seldin parle sans arrêt de Méthode (sur la 4ème de couverture on parle même de méthode révolutionnaire). Or parler d'une simple méthode lorsque l’on s’occupe d’éducation ou de pédagogie me semble un peu réducteur. D’ailleurs si il y avait vraiment une méthode révolutionnaire en matière d’éducation des enfants ça se saurait non ? Chaque enfant, chaque parent, chaque éducateur est différent et essayer d’appliquer des recettes toutes faites me parait une utopie. Une « méthode » pour moi ça concerne les régimes ou l’arrêt de la cigarette : « découvrez la méthode infaillible pour perdre 10 kilos en 15 jours !!! Pour ma part, je préfère parler d’état d’esprit, de philosophie ou bien à la limite de pratiques. Du coup ça donne à l’ouvrage un petit côté « coaching parental » qui me fait penser à Super Nanny (paix à son âme la pauvre) ou au grand frère de la télé.

Autre chose aussi, je ne sais pas dans quel monde vit ce monsieur, mais la présentation de sa maison idéale (et surtout de l’ambiance censée y régner) ressemble beaucoup à « la petite maison dans la prairie » du feuilleton de mon enfance. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !! On peut tenter de le croire. Pour ma part, je pense qu’un peu plus de réalisme n’aurait pas nui à l’ouvrage. Ceci dit, mon jugement a peut être été altéré par le fait que j’habite dans une grande ville. Une personne vivant au calme de la campagne n’aura sans doute pas cette impression.

Pourtant, je ne regrette pas ma lecture et j’espère que je ne vous ai pas découragé (ne partez pas avant la fin) car le livre est très intéressant et présente une approche complète et simple de la pédagogie Montessori adaptée à la maison. C’est un bon ouvrage de vulgarisation. Il ne s’adresse pas à des spécialistes et pour vraiment approfondir le sujet il faudra lire quelque chose de plus professionnel mais pour une maman ou une assistante maternelle qui veut se lancer dans l’aventure c’est un bon départ.

Personnellement j’y ai trouvé la réponse à la question que je me posais au sujet de la concordance entre l’approche Pikler et l’approche Montessori de l’éducation. J’avais le sentiment que la pédagogie Montessori pouvait représenter une suite logique à une éducation fondée sur les découvertes d’Emmi Pikler mais le côté stimulation de la pédagogie Montessori me semblait parfois contraire aux principes de bases pikleriens. J’ai été rassurée : il n’en est rien.


Certes chez Montessori on stimule mais tout comme chez Pikler, cette stimulation se base toujours sur un grand principe : l’observation de l’enfant. Si chez Pikler on cherchera à observer l’enfant afin d’adapter ses actes et son comportement aux besoins de l’enfant, ici on l’observera afin de repérer les « périodes sensibles » qui sont des stades d’intérêts et de curiosité par lesquels chaque enfant passe et qui permettent un apprentissage facile et naturel.


J’avais peur de trouver dans l’ouvrage un tas d’activités concernant les tout petits qui aurait représenté à mes yeux une sur-stimulation, or tous les chapitres consacrés aux bébés sont tout à fait comparables à ceux que l’on pourrait trouver dans un ouvrage Pikler. Certains conseils donnés sont totalement similaires (il n’y a guère que sur l’utilisation des mobiles que les deux approches divergent quelque peu).

Point de vue activités pures, j’ai retenu quelques bonnes idées comme le tris des boutons de différentes couleurs (comme je ne suis pas couturière, chez moi ça ne sera pas des boutons mais très certainement des jetons) les boites à sons, le sac à mystère…. Je ne manquerai pas de vous présenter tout cela plus en détail dans de nouveaux articles au fur et à mesure de nos essais dans le courant de l’année.

Pour finir, je voulais aussi signaler que j’ai apprécié la présentation très claire, très douce (ne vous fiez pas à la couverture, l’intérieur n’a rien à voir) avec de superbes photos d’enfants en activité.